Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 22:46

 

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Comme à chaque nouvelle année j’éprouve le besoin de faire du tri et de prendre du recul par rapport à certaines de mes relations. Il me faut bien admettre que je traîne dans mon sillage des personnes que la vie à  petit a petit éloignées de mes préoccupations et  réciproquement, et ce, même si à une certaine période, elles ont beaucoup compté pour moi. Les outils de communication actuels malheureusement sont impitoyables car ils ne nous permettent aucune excuse pour justifier notre soudaine indifférence. Avec combien de nos « amis » sur facebook avons nous réellement des échanges ? Combien s'intéressent à ce que vous publiez et jouent le jeu ? Pour beaucoup, se créer un profil permet uniquement de visionner ce que les autres écrivent, et de collectionner les contacts pour se donner l'illusion qu'ils sont populaires. Que dire de ceux qui prétendent en avoir des centaines ? Comment pourrait-on communiquer avec autant de monde à la fois  lorsqu'il ne s'agit pas d'une page à usage professionnel ? Pour ma part j’ai développé sur ce réseau certaines relations très agréables et fort intéressantes avec des personnes que je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer physiquement. Mais il y a eu aussi tous ces visages rejaillis du passé avec qui les relations se sont très vite avérées décevantes voire inexistantes. Il aurait mieux valu pour ces personnes  qu'elles restent intactes dans mes souvenirs... Pour d’autres, faute d'affinités réelles où de divergences d'idées, les liens n'ont jamais pu se créer. Je ne les conserve dans ma liste que pour ne pas les vexer, et tant que nous partageons des activités communes. En bref, force est de constater que pour les réseaux sociaux, il en va de même que dans la « vraie » vie. Les amitiés se nouent et se dénouent, certaines résistent et ne se démentent pas, d’autres deviennent obsolètes tandis que certaines se renforcent. Je pense bien entendu que le meilleur moyen d’avoir quelque chose à échanger, c’est encore de pouvoir partager des moment complices, des sorties, mais parfois c’est impossible à cause de l’éloignement. Néanmoins, en dehors du téléphone bien entendu, c'est souvent au travers des commentaires et des publications, des messages virtuels, des textos, des photos échangées, que nombre de mes amis d’autrefois ont su maintenir le lien et me donnent l’impression que nous ne nous sommes jamais quittés. C'est aussi ça la magie d'internet et des technologies nouvelles. Ces réseaux sociaux tant décriés peuvent avoir du bon à condition de les utiliser à bon escient et de toujours conserver son libre arbitre.

Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 12:40
Tout d'abord, je voulais vous remercier de votre fidélité et pour vos commentaires. L'article le plus visité sur ce blog à ce jour est celui consacré aux gargouilles, c'est pour cette raison que j'ai choisi cette photo de René Maltête pour illustrer mes propos. Je vais continuer a vous faire partager mes réflexions, mes poésies, à vous parler de mes sorties, et je compte bien sur vous pour me donner votre opinion. Un blog ne sert à rien s'il n'est pas partagé.

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"Pour cette année 2012 je ne retiendrais qu'un seul discours: Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire"...

J'ai emprunté ce texte à Steve Jobs, qui nous a quitté en 2011. Il a révolutionné l'informatique en la mettant à la portée de tous, je voulais lui rendre hommage. C'est grâce à des hommes tels que lui que nous pouvons communiquer ici et profiter de cet outil privilégié.De plus son discours correspond exactement à mon état d'esprit du moment, je n'aurais su l'exprimer mieux que lui.

 

Je vous souhaite à tous une très belle année, pleine de joie, de sérénité, d'amour, et de paix. Qu'elle vous apporte la réalisation de vos rêves, et une bonne santé aussi pour pouvoir mener à bien vos projets. 

 

 

A très bientôt.

 Myriam Moix 

Par Myriam MOIX - Communauté : Ma langue aux CHATS
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 20:55

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Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 16:41

Cette jeune artiste hyper douée vient de sortir un CD avec douze morceaux de sa composition au piano, tous inspirés par la ville de Rouen. J'adooore... C'est plein de poésie, de sensibilité... mais si vous écoutiez plutôt l'extrait....

 

 

Si vous aussi vous aimez, alors rendez-vous a Rouen aux adresses suivantes :

Librairie de l'Armitière, Rue Jeanne d'Arc,

Chez "Music Mélody" Rue aux Juifs,

Chez Veraeghen, Rue aux Ours où

Au Bazar, Rue Ganterie.

 

Vous pouvez aussi consulter sa page facebook et lui laisser vos messages link

Par Myriam MOIX - Publié dans : CLASSIQUE
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 17:20

Après le théâtre (voir mon autre blog link) j'ai renoué depuis quelques temps avec une de mes anciennes passions : le chant. En ce moment nous travaillons sur celui-ci, très difficile à réaliser d'autant plus que nous, nous sommes beaucoup plus nombreux. Entre sopranes et mezzos, tenors, basses et altis il nous est parfois bien difficile d'accorder nos partitions.


Juste pour le plaisir, admirons un peu les pros.

 

 

 

Et maintenant, au travail !


Par Myriam MOIX - Publié dans : CHANT
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 21:42

N’espérez pas garder pour vous l’amour du comédien.

Il ne peut vous aimer que le temps d’un spectacle.

Et bien peu sont élus au cercle du cénacle,

Quand tant de personnages jalonnent son chemin.

 

Ne lui en veuillez pas, il n’a qu’une maîtresse,

Dont il est le jouet, l’esclave dévoué.

C’est la scène qui toujours le prendra tout entier.

Elle seule lui procure de vrais moment d’ivresse.

 

Au Diable il a vendu son âme pour toujours.

Il s’invente des vies qui ne son pas les siennes.

Pantin désincarné quand les lumières s’éteignent,

Il rentre seul chez lui sans amis, sans amour..

 

Son cœur cesse de battre lorsque le rideau tombe.

Incapable de vivre, de jouir du bonheur,

Il cherche la lumière, le feu des projecteurs,

Espérant malgré tout l’amour d’une colombe.

 

Ne soyez papillon, ne brûlez pas vos ailes,

Sous les feux de cet astre, égoïste mentor.

Car il ne vous voit pas, vous oublieras dès lors

Que vous vous lasserez d’admirer son soleil.

Par Myriam MOIX - Publié dans : POESIE
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 21:42

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 Halloween, héritage de nos lointains ancêtres ? Où importation venue des USA. Le débat chaque année est relancé, certains détestent, d’autres adorent... Mais qu’en est-il au juste ? Je me suis posé la question et j’ai trouvé quelques éléments de réponse que je vous livre ici. Pour ma part je ne suis ni pour, ni contre et je n’ai pas l’intention de trancher. De toute manière je déteste ces fêtes imposées qui sont devenues purement commerciales et ne signifient plus grand chose d’un point de vue spirituel. Alors Toussaint où Halloween, puisqu’il s’agit dans les deux cas de la fête des morts, peu m’importe. Pourquoi y aurait il un jour spécial pour penser à nos défunts ? Les miens sont là, dans mon cœur, et je n’ai pas besoin d’un calendrier pour penser à eux. Mais revenons à  notre sujet. Le mot anglais halloween viendrait de : All Hallows Even, en Anglais moderne the eve of All Saints' Day  et découlerait d’une coutume Celte, donc Gauloise, remontant à plus de 2500 ans : la fête de la  SAMAIN. Elle correspondait à la fin de l’été et était célébrée à la lune montante (au 6ème jours) entre le 25 Octobre et le 20 Novembre. A cette occasion,  les Dieux étaient invoqués afin qu’ils protègent les récoltes pendant l’hiver.

Les Celtes célébraient ainsi quatre grandes fêtes qui correspondent aux différents solstices et que l’on retrouve aussi dans d’autres cultures, notamment chez les Scandinaves :

 

IMBOLC : (les forces cachées et la gestation) était la fête du Printemps célébrée début Février. La divinité évoquée n’est pas connue mais cette fête devait être importante car elle nous a laissé la chandeleur et le carnaval.

 

BELTANE : (évocation de Bélénos, l’une des déesses de la mort et de la création) Cette fête de l’été était célébrée début Mai.

 

LUGNASAD : (l’assemblée du Dieu Lug appelé aussi Toutatis en Gaule) fête de l’automne, célébrée début Août.

 

SAMAIN : (Nom de la fête religieuse qui débute la saison sombre et dont l’emblème est le corbeau) Les quatre autres fêtes renvoient toutes d’une certaine manière à cette dernière, mais la mythologie Celte est assez complexe et je ne peux ici que résumer. Fête de l’hiver, la plus importante de toutes, que l’on célébrait début Novembre.

 

Les rituels de la Samain furent progressivement remplacés par la TOUSSAINT, qui fût introduite par l’Eglise Catholique aux environs du VIIIème siècle. Au XIXème siècle la fête d’Halloween se répandit avec l’arrivée massive d’immigrants Irlandais et Ecossais qui s’installèrent sur le continent Américain, et gagna en popularité.

 

La nuit du 31 octobre était donc celle de la fête de la SAMAIN et durant cette nuit, les Druides effectuaient des rituels permettant de bien préparer la nouvelle année. D’abord, ils éteignaient le feu sacré. Puis ils le rallumaient en signe de renouveau tout en invoquant le Dieu du Soleil (le dieu Been dans la mythologie celtique). De ce nouveau feu sacré chaque habitant prenait une braise et rallumait le feu dans sa propre demeure. Celui-ci devait être entretenu tout au long de l’année et ne jamais s’éteindre.

 

Cette journée était aussi celle où le Dieu de la mort (Lug où Toutatis) décidait du devenir des personnes décédées dans l’année. A cette occasion, les défunts avaient la possibilité de rendre une dernière visite aux vivants et pour se protéger des mauvais esprits, chaque habitant revêtait un masque, un costume effrayant, où se grimait le visage afin de faire peur aux revenants. Les festivités pouvaient durer plusieurs jours !

 

La légende de Jack la lanterne nous vient d’Irlande.

Jack était trop avare pour pouvoir entrer au Paradis. Il ne pouvait pas non plus être admis en Enfer car il s’était moqué du Diable. Il fût donc condamné par celui-ci à errer avec une lanterne creusée dans une citrouille (où un navet) à l’intérieur de laquelle se consumait en permanence, une braise infernale, et ce jusqu’au jour du jugement dernier.

 

Ce sont indéniablement ces croyances ancestrales qui ont perduré, et de tout temps on a mélangé religion et ancienne croyances païennes.

 

Les petits adorent se déguiser en monstres pour quémander des bonbons, les psychologues affirment d’ailleurs que c’est une excellente manière pour eux d’exorciser les peurs. Alors, entre religion et tradition, à vous de faire la part des choses. La sagesse nous incite à ne pas oublier nos racines et les deux peuvent à mon avis très bien cohabiter.

   

Par Myriam MOIX - Publié dans : HISTOIRE
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 16:35

La grive musicienne égrène son doux chant,

Aux rayons du soleil qui ce matin éclaire,

D’une lueur de miel les prairies et les champs.

Narcisses et jonquilles ondulent sous le vent.

Les arbres sont en fleur, la jolie primevère

Emaille de couleurs les jardins du Printemps.

 

C’est le temps des amours et de la renaissance.

Celui des cœurs  légers, et gonflés d’allégresse.

Lorsque dame nature éveille tous les sens,

Incitant aux folies bien plus qu’à la prudence,

La raison nous échappe ainsi que la sagesse.

Laissant les corps troublés par son étrange danse.

 

Très bientôt les peaux nues s’offriront aux rayons.

Nos manteaux et nos pulls resteront au vestiaire.

Et les âmes soumises a toutes tentations,

Réfrénant les assauts du vaillant Cupidon,

Tenteront d’éviter les flammes de l’Enfer,

Et les affres fatales du tourment des passions.

 

Ne voulant plus souffrir à cause de l’amour,

Dans une cage en verre j’ai enfermé mon cœur.

Le protégeant des hommes et de leurs beaux discours,

De leurs baisers suaves et leurs yeux de velours.

En l’épargnant ainsi des chagrins et des pleurs,

J’espèrais le laisser bienheureux pour toujours.

 

Mais ce n’est pas si simple et je sais maintenant

Que le verre est fragile et les parois se brisent,

De la cage dorée, lorsque les sentiments,

Se transforment soudain en éclats de diamants

Illuminant le ciel d’une lueur exquise

Avant de s’engouffrer dans le cœur réticent.

 

Esprit sur la matière, matière sur l’esprit,

La lutte est inégale, j’ai revêtu l’armure,

Qui va me protéger, repousser l’ennemi.

Me tenir à distance. Relever le défi,

J’espère y réussir soyez en bien sûr !

Mais que l’on me pardonne si jamais je faillis.

 

Par Myriam MOIX - Publié dans : POESIE
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 18:04

Ceci est la version d'une question "bonus" de chimie posée à l'université de Nanterre.


La réponse d'un étudiant a été si loufoque que le professeur l'a partagée avec ses collègues via internet, et c'est pourquoi nous avons le plaisir de pouvoir la lire...

 

La question était : "L'enfer est-il exothermique, où endothermique"

(1 : évacue la chaleur 2 : absorbe la chaleur)

 

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

 

Cependant, un étudiant eut la réponse suivante :

 

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer.

Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrés en enfer, les âmes n'en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.

De même, pour le calcul du nombre d'entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent par le monde aujourd'hui.

La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas membre de "leur" religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle, et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la loi de Boyle spécifie que "pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes". Par conséquent cela donne deux possibilités :

 

1) Si l'enfer se dilate à une moindre vitesse que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.

 

2) Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

 

Laquelle choisir ?

 

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m'ayant affirmé durant ma première année d'étudiant "Il fera froid en enfer avant que je ne couche avec toi", et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé... Le corollaire de cette théorie c'est que : comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup, qu'il n'existe plus... Laisant seul le Paradis et prouvant l'existence d'un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n'arrêtait pas de crier "Oh... mon Dieu !

 

Cet étudiant est le seul ayant reçu la note de 20/20 à mon avis largement méritée !

 

Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 10:34

 

 

A MEDITER

 Ce qu’on appelle bonheur au sens le plus strict découle de la satisfaction, plutôt subite, de besoins fortement mis en stase et, d’après sa nature, n’est possible que comme phénomène épisodique. Toute persistance d’une situation désirée par le principe de plaisir ne donne qu’un sentiment d’aise assez tiède ; nos dispositifs sont tels que nous ne pouvons jouir intensément que de ce qui est contraste, et ne pouvons jouir que très peu de ce qui est état. Ainsi donc nos possibilités de bonheur sont limitées déjà par notre constitution. Il y a beaucoup moins de difficultés à faire l’expérience du malheur.

 

  Sigmund FREUD

Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 14:44

Non ce n’est pas une blague. Il s’agit d’une nouvelle technique de relaxation basée sur le ronronnement du chat, une thérapie de bien être gratuite, offerte par nos chers félins. Des études très sérieuses ont été menées par des scientifiques, et des médecins l'utilisent à des fins psychologiques pour aider leurs patients.

 

Tous les possesseurs de matous le savent bien,  ce bruit caractéristique émis par tous les félins dès leur plus jeune âge apaise et réconforte. Je me souviens d’un jour où je souffrais d’une terrible rage de dent. Curieusement, lorsque ma chatte est venue se blottir dans mes bras et s’est mise à ronronner, je me suis calmée et je me suis sentie mieux. J’avais l’impression que ma douleur diminuait à son contact.  Mais il semblerait que les bienfaits du ronronnement aillent bien au-delà du simple « apaisement ». L'analyse du spectre sonore d'un chat qui ronronne, fait apparaître principalement des sons très graves, étagés sur des basses fréquences de 25 à 50 hertz. Il s'agit de "basses", bien connues des compositeurs de musique. Ce sont elles qui permettraient de provoquer des émotions chez l’auditeur avec une action directe du son sur l’organisme humain. Elles entraîneraient la production de sérotonine, un neurotransmetteur aux effets calmants avérés. Il a été démontré que le ronronnement d’un chat avait la capacité d’apaiser la douleur, de réduire l’anxiété, de régulariser les cycles du sommeil, de faire baisser la tension artérielle diminuant ainsi les risques d’infarctus, d’accélérer la cicatrisation des tissus et la consolidation des fractures, et même de booster nos défenses immunitaires. Incroyable non ?

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Sur la photo c'est Frimousse. Adorable n'est ce pas ?

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Ainsi, quand votre chat vient se frotter contre vous en ronronnant, avec une attitude de «laisser aller», vous êtes transporté consciemment dans le pays des souvenirs émus, rejoignant le temps où les soucis n'existaient pas. D’ailleurs de nombreux services hospitaliers n’hésitent pas à avoir recours aux chats pour faire baisser le stress des malades et les aider à retrouver le moral. Des médecins orthopédistes ont utilisé l'action de ces fréquences pour consolider des fractures ou pour soigner des arthroses persistantes, avec pour résultats, une accélération du processus de cicatrisation et de création de nouveaux tissus. Ces basses fréquences auraient une action anabolisante. Parallèlement, les chercheurs d'Animal Voice ont trouvé des statistiques dans les universités. Pour bien réussir votre séance, attendez que votre chat vous réclame un câlin. Installez vous confortablement et prenez le dans vos bras, son corps tout contre le vôtre et sa tête le plus près possible de vos oreilles. Délectez vous de ces moments de tendre complicité et caressez le longuement pour son plus grand plaisir comme pour le votre. Voilà une manière bien agréable de se soigner, et un nouveau prétexte s'il en était besoin, pour cajoler encore davantage nos matous.

 

Sources : études menées par Animal Voice

la ronthérapie, Véronique Aïache, éditions le courrier du livre.

Par Myriam MOIX - Publié dans : CHATS - Communauté : Ma langue aux CHATS
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 00:59

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Après plusieurs ouvrages littéraires retraçant sa vie, son œuvre, et le film de Tamra Davis « The radiant » présenté très récemment dans les salles, tout le monde en ce moment parle de Jean Michel Basquiat. Cet ovni de l’art moderne, décédé prématurément d’une overdose alors qu’il était en pleine gloire aurait fêté son cinquantième anniversaire le 22 Décembre 2010. A cette occasion une exposition lui est consacrée jusqu’au 30 Janvier 2011 au musée d’art Moderne de la ville de Paris.


link

Cliquez sur le lien pour voir la vidéo

 

Bien que je ne sois pas vraiment fan, ma nature curieuse m’incite à m’y rendre pour me faire ma propre opinion. Et puis comme j’adore flâner à Paris en cette période de fin d’année, je me dis que ce sera l’occasion de profiter des grands magasins, des illuminations et du marché de Noël. Je me réserve donc deux journées pour satisfaire ma boulimie Parisienne, et me voilà partie… Je suis d’abord assez surprise de constater que les abords du Musée sont vétustes et de toute évidence laissés à l’abandon. Bien que situés dans le 16ème arrondissement les vestiges de ce qui avait dû être, par le passé, un bel endroit sont sales, malodorants, taggués. Des statues de muses grecques assez endommagées pleurent sur leur piedestal devant ce triste spectacle, mais leurs larmes ne parviennent même pas à remplir le bassin dont la fontaine reste désespérément tarie. Je ne comprends pas bien pourquoi la ville de Paris ne restaure pas cet endroit pourtant si bien situé, et duquel nous pouvons admirer une vue imprenable sur la Seine et la Tour Eiffel. Nous entrons par la porte du palais de Tokyo où les 160 œuvres majeures de l’artiste sont exposées dans un ordre chronologique, des plus anciennes aux plus récentes. La plupart des toiles et oeuvres présentées sont habituellement invisibles car jalousement gardées dans des collections privées. Basquiat est devenu, presque de son vivant, l'un des artistes les plus chers du monde !

 

Né en 1960 à New York d’un père haïtien, et d’une mère portoricaine, Jean Michel Basquiat, élève médiocre, est initié à l’art dès son plus jeune âge par sa mère qui y est sensible. Elle l’emmène fréquemment au "Muséum of moderne art" et l’encourage à développer ses talents artistiques. Très vite, il ne rêve plus que de peinture et fugue à plusieurs reprises avant de réaliser ses premiers dessins dans la rue, sous l’emprise de la marijuana. Il prend pour pseudonyme SAMO qui signifie "same old shit," "toujours la même merde" et signe ses œuvres d’une couronne symbolisant pour lui la royauté et l’héroïsme des rues. Son style original, nerveux et violent s’inscrit dans la mouvance "underground" A l’âge de sept ans, à la suite d’un accident de voiture, il doit subir une ablation de la rate. Durant son hospitalisation, sa mère lui offre un livre d’anatomie qui va  fortement influencer la première partie de son œuvre. Il peint alors des corps en transparence, qui laissent entrevoir tous les organes internes. Les premiers dessins ressemblent à des dessins d’enfant et sont souvent réalisés sur des supports improbables comme des morceaux de Carton, où des vieux volets en bois. Puis a mesure que nous avançons dans les différentes salles on voit évoluer la technique. Il confectionne lui-même des toiles grossières qui sont clouées  sur des cadres avec des clous à ferrer les chevaux. C’est assez torturé et plein de symboles qui nous laissent perplexes. Je regrette de ne pas avoir pris la visite guidée qui nous aurait peut être éclairés un peu. Ses toiles semblent inspirées de tout un tas de découvertes dont il s’est imbibé, comme une éponge. Après les avoir absorbées, il les restitue à sa manière. Elles reflètent un univers étrange et pour moi, difficilement pénétrable… L’Egypte, les Papes, Charlemagne, le sacre des rois  de France, les boxeurs tout cela se mélange dans un curieux pêle-mêle.

 

L'exposition consacre une salle entière aux oeuvres réalisées avec Andy Warhol. Leur rencontre en 1983 s'avèrera féconde et une solide amitié les unira jusqu'à la mort de Warhol en 1987. A peine un an plus tard, Basquiat mourra, victime d'une overdose provoquée par un mélange d'héroïne et de cocaïne. Ils réalisent ensembles plusieurs toiles qui sont très mal accueillies par la critique, notamment celle du célèbre portrait où Basquiat représente Warhol sous la forme d’une banane. Pour ma part je  trouve que Warhol y occupe trop la place il occulte complètement Basquiat. Je n'aime pas. Je préfère  nettement les "écorchés" de la première période. Je ressors de là un peu déçue  je dois bien l'avouer. Je ne suis pas une critique d'art avertie et mon jugement se limite généralement à "j'aime" où "je n'aime pas". Néanmmoins je ne regrette pas ma visite, simplement, ce n’est pas mon univers.

 

Nous nous dirigeons vers la seconde expo qui se tient au même endroit, dans une autre salle, celle  de Larry Clark, tant décriée parce qu'elle à été interdite au moins de 18 ans et qu'elle montre des photos représententant la dérive de la jeunesse Américaine dans les années 60.  Des adolescents très jeunes qui se livrent à des activités sexuelles, des filles enceintes qui se droguent, les armes, la mort, tous les maux de notre société sont "mis en scène" par l'artiste car on voit bien que les jeunes posent. La photo d'un bébé mort dans son petit cercueil me touche particulièrement. C'est glauque mais c'est bien ce à quoi je m'attendais d'après ce que j'avais lu dans la presse. Pas de quoi hurler au scandale toutefois, comme certain l'on fait. C'est beaucoup de bruit pour rien à mon sens. Après tout, il nous arrive de voir des choses tout aussi atroces et choquantes à la télévision lorsque nous regardons notre journal télévisé, et pourtant ce n'est pas interdit aux mineurs ! La plupart du temps nous sommes à table et cela ne nous coupe même pas l'appétit. Arrêtons l'hypocrisie.

 

Le musée d'art moderne comporte aussi une très belle collection parmanente. Tableaux, mobiles, céramiques de Matisse entre autre, très beaux meubles de la période "art déco" des sculptures d'artistes renommés, tout cela vaut vraiment le détour.

 


 

Par Myriam MOIX - Publié dans : ART
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 23:28

Une jeune fille, que j’apprécie beaucoup, m’a récemment interpellée sur le sens de ce mot. Elle semblait troublées par le fait que ses amitiés soient éphémères alors que celles des autres lui paraissaient plus épanouies et établies de longue date. Elle se remettait en question. A l’époque de facebook et de l’hyper communication, l’amitié semble tellement évidente qu’il suffit de compter les membres de sa liste pour être persuadé que les amis sont légion et qu’ils sont prêts à intervenir à la demande. Mais qu’en est il de la réalité ? Je me suis livrée à cette petite analyse qui n’engage que moi. Même si ces outils internet permettent de garder le contact, il me semble impératif d’avoir, avant, vécu des choses ensembles pour que le lien puisse se créer.

Tortues-sages.jpegL’amitié existe parce nous avons, consciemment où non, des besoins à combler. Certains me diront que cette approche manque de poésie, certes, elle est empreinte d’un certain pragmatisme acquis avec la maturité. L'amitié, par certains côtés, est très proche de l’amour. Il n'est pas rare d'ailleurs, lorsqu'il est question de personnes de sexe opposé, que ces deux sentiments soient si étroitement mêlés qu'il est difficile de les distinguer. Ils peuvent alors être confondus et se muer en une sorte d'amour platonique. L'amitié peut être passionnelle, destructrice, à sens unique, mais dans tous les cas, c’est une belle aventure qui vaut la peine d’être vécue. La vie n’est elle pas en elle-même une aventure risquée ? Il arrive  aussi qu'elle nous fasse découvrir des horizons nouveaux, qu’elle nous aide à passer un cap, nous amène à faire des choses dont on ne se serait pas sentis capables. Elle nous apporte un sentiment de bien être, elle comble notre besoin de reconnaissance, de compassion et tout comme l’amour elle n’est qu’exceptionnellement éternelle. Nous sommes en perpétuelle mutation, nos amitiés correspondent aux étapes de notre existence. Pour ma part, je considère que la « véritable » amitié impliquerait que l’autre soit capable de se surpasser pour être digne de celui dont il cherche à susciter l’intérêt. Pour cela il devrait faire l’effort d’entrer dans son univers, il devrait savoir écouter mais surtout entendre sans juger ni préjuger, et accepter de se laisser surprendre. Le niveau de mes exigences est élevé me direz vous ? Oui, mais ce n’est qu’à cette condition que deux êtres peuvent réellement établir un lien durable et réciproque. Cela implique bien entendu qu’ils soient sur une même longueur d’onde, et suffisamment prêts à s’investir de part et d’autre. Toutes ces conditions sont très difficiles à réunir, c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas eu beaucoup d’amis dans ma vie. J’ai toujours le chic pour tomber sur des personnes trop envahissantes qui cherchent à me vampiriser, où à l’inverse, sur des personnes un peu distantes avec lesquelles j’ai toujours l’impression d’être en situation de demandeur. Curieusement ce sont celles là que je préfère car c'est moi qui les ait choisies. Mais dans un cas comme dans l’autre, l’amitié est vouée à l’échec sur le long terme quand la frustration mène la danse.  J’ai appris avec le temps à ne prendre que ce qu’il y avait de bon dans une relation, sans me faire d’illusions. Au final, comme la plupart d'entre nous, je me contente d'avoir de "bonnes copines" sans forcément chercher à établir plus de profondeur, sans doute par peur d'être déçue. Souvent, une amitié disparaît sans que je ne me sente responsable le moins du monde, soit parce la réciproque n’était pas présente, où fausse, où intéressée,  soit parce que la personne s’était éloignée géographiquement et que les liens s’étaient effilochés avec le temps, où, pire encore, parce que la personne s’était comportée d’une manière que je réprouvais. Ce que nous devons réaliser dans ces moments là, c'est que notre besoin du moment a été comblé, notre désir satisfait, et qu'il n'y a plus aucune raisons pour que nous continuions de cheminer ensembles. Les amitiés vont et viennent, c’est ainsi… mais elles nous laissent toujours quelque chose. Certaines durent la vie entière. Elles sont généralement issues de l’enfance où de l’adolescence, périodes durant lesquelles nous avons besoin de nous construire. Celles là nous forgent pour la vie, et cristallisent nos bases émotionnelles. Pour ce qui me concerne, étant issue d’une grande famille avec quatre frères et sœurs, des neveux, des nièces, et maintenant, des enfants et petits enfants, j'ai toujours été très entourée et je ne me suis jamais  vraiment sentie seule. Il me semblait, que la complicité du lien familial pouvait combler tous mes besoins. et je ne cherchais pas à m'investir ailleurs. Néanmoins de récents évènements de ma vie, m’ont fait découvrir les bienfaits de l’amitié alors même que je n'en attendais rien. Désormais, même si je fais toujours partie des sceptiques, je lui laisse une chance de me surprendre. En conclusion je dirais  donc que pour l’amitié, il faut être disponible, savoir donner sans rien attendre en retour, laisser venir sans trop espérer et attendre que l'ami(e) convoité(e) réponde à vos sollicitations. S'il où elle prend de temps en temps l'initiative, c'est que la magie opère. Il ne vous reste plus alors qu'a construire petit à petit la relation. Tout cela n'est pas si simple et trop de gens confondent encore amis, avec relations cordiales. Ma plus belle amitié perdure depuis trente deux années. Elle a résisté à l'éloignement, à mes silences, à mes errances aussi parfois, et même si nous ne nous voyions que très rarement, le lien  n'a jamais été rompu. Je ne pourrais jamais l'oublier, elle non plus je pense...

 

Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 17:31

 

http://www.dailymotion.com/video/xfiqzp_symphonic-mania-au-zenith-de-caen_creation

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Comme j’aime bien vous faire profiter de mes découvertes, je vais vous raconter ma dernière escapade, à Rouen cette fois…Je me suis laissée entraîner au Zénith pour aller voir ce spectacle sans trop savoir à quoi m’attendre. Je n’avais vu que la bande annonce. Pour la première fois au monde,  l’Opéra National de Moscou se produisait en tournée en France pour présenter au public les plus beaux airs de la musique classique et de l’opéra. L’Opéra National de Moscou est très difficile à avoir en tournée et c’était donc déjà un évènement en soi. C’est sur une mise en scène assez exceptionnelle, avec un orchestre de 60 musiciens, 50 choristes, et 40 danseurs que nous avons découvert cette création, ce show, sorte de « hit » de la musique classique, avec le Chœur, l’orchestre symphonique et le ballet du chorégraphe Gedeminas Taranda danseur étoile à vie du Bolshoï. Malgré l’austérité du lieu et les sièges très inconfortables, je me suis laissée vite embarquer pour deux heures 30 de pur plaisir, laissant mes réticences au vestiaire…  Sur l’écran géant, de très belles images en rapport avec la musique sont diffusées, tandis que le chef lance son orchestre. Les musiques et les ballets s’enchaînent Quelques numéros de voltige aérienne permettent aux danseurs de se changer, j’avoue que ce n’est pas ce que je préfère... Le comédien Raphaël Beauville, maître de cérémonie,  fait la liaison entre les œuvres du programme et nous replonge, non sans humour, dans la vie des auteurs et compositeurs joués : Bizet, Vivaldi, Verdi, Tchaïkovski, Beethoven, Rossini, Puccini, Schumann, Mozart, Offenbach… reprennent vie sous ses traits. De « Carmen » à « La Traviata » en passant par « Guillaume Tell », « Nabucco », « La Lettre à Élise », « Le Boléro » ou « Les Noces de Figaro », aucun des plus célèbres airs du répertoire ne sera oublié. Bien que je sois plutôt branchée danse contemporaine, je ne boude pas les chorégraphies classiques lorsqu’elles sont bien interprétées, ce qui est le cas. Celle, très originale du boléro de Ravel me ravit particulièrement. Verdi, se laisse écouter et les chœurs nous interprètent, entre autre, un « Nabucco » magnifique. Tout cela est très agréable.

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Cliquez sur le lien ci-dessus pour voir l'intégralité du "boléro"

b1b.jpgLe moment le plus fort, je le dois néanmoins à Raphaël Beauville lorsqu’il entre dans la « peau » de Tchaïkovski, pour évoquer sa rencontre avec la baronne von Meck. Un moment poignant qui me touche particulièrement, interprété d’une manière magistrale par ce comédien décidément très doué. L’année 1876 aura en effet, été marquée pour Tchaïkovski par sa rencontre avec cette dame russe richissime, veuve et mère de onze enfants, qui tombe amoureuse de lui à travers sa musique. Pour lui permettre de se consacrer entièrement à son art, elle propose au compositeur de lui verser une rente de 6000 roubles par an, le plaçant ainsi dans une situation beaucoup plus confortable qu’auparavant. Elle ne pose qu’une seule condition : ils ne se verront jamais. Pacte conclu. Pendant quatorze ans, la baronne rémunérera ainsi Tchaïkovski, sans jamais le rencontrer, tout en échangeant avec lui une correspondance volumineuse et passionnée dans laquelle le compositeur expose ses vues sur la musique, la littérature, la religion, l'histoire, la politique...  Mais la baronne était elle-même une personne fascinante, qui tenait du mécène, de l'amateur éclairé, du bas-bleu, de la folle hystérique. Ces correspondances, sont la principale source de ce que nous savons de l’univers intérieur et de la personnalité de Tchaïkovski. Elles ont été brûlées par Mme Von Meck elle-même le jour où elle s'aperçut, enfin, qu'il ne lui rendait nullement son amour, et surtout qu’il aimait les hommes… Il ne subsiste malheureusement plus que les correspondances qu’elle avait elle-même adressées à Tchaïkovski ainsi que l’ultime réponse écrite par le compositeur après la rupture. Raphaël Beauville s’adresse alors à une femme, choisie au hasard dans la salle, et lui lit ce qui est une véritable « déclaration d’amour » de Tchaïkovski à Mme von Meck. Dans cette dernière lettre, il lui confie combien il l’a aimée et aussi qu’elle fût le seul « véritable » amour de sa vie. Il lui exprime sa détresse affirmant que sans elle, il se sent incapable de composer ni même de continuer sa vie… Ultime tentative de manipulation, où sentiments réels ? Nul ne le saura jamais. En tout cas c’est très beau. Je suis émue, la salle applaudit à tout rompre. Nous apprenons aussi que c’est en achevant, en 1893,  sa sixième symphonie en souvenir de Mme von Meck, « l’adagio lamentos » qui  d’ailleurs est qualifié de pathétique et sonnant comme un requiem, que Tchaïkovski mourra en quelques semaines. Certains disent du choléra, tout comme sa mère, d'autres d'une conjuration qui réprouvait sa sexualité. Dans les deux cas, la fatalité l'aura tristement rejoint…

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Autre coup de cœur de la soirée : Dima Malikov. Tantôt à la baguette, tantôt au piano, ce jeune homme né en 1970, issu d’une grande famille d’artistes renommés, m’a littéralement charmée. Très connu parait-il dans son pays natal, il est beau comme un Ange, ce qui ne gâche rien. Lorsqu’il joue Chopin, Beethoven, Bach, Mozart où même l’une de ses propres compositions, le paradis n’est pas loin… Inutile de vous préciser que le piano est mon instrument de musique préféré, je pense que vous l’aurez compris. En conclusion je dirais que j’ai passé une excellente soirée alors que je ne m’y attendais pas vraiment. Je me suis laissée surprendre et séduire par la qualité de ce spectacle. Un grand merci à celle qui me l'a fait découvrir et qui se reconnaitra.

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Un autre lien pour vous donner un aperçu.

Par Myriam MOIX - Publié dans : CLASSIQUE
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 21:36

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J’avais entendu parler de cet artiste il y longtemps, dans les années 1970, alors qu’il divisait les critiques et les amateurs d’art moderne. Certains criaient à l’imposture et qualifiaient ses œuvres de vaste fumisterie, alors que d’autres ne tarissaient pas d’éloges à son sujet et le considéraient déjà comme un véritable génie. Aussi, lorsque j’appris qu’une exposition lui était consacrée à Paris, je décidais de m’y rendre afin de pouvoir me faire ma propre opinion. Je n’ai jamais eu l’occasion d’entrer à l’intérieur du centre Pompidou devant lequel je suis pourtant passée à de multiples reprises, c’est donc mue par un vif sentiment de curiosité et une certaine dose d’excitation que je me laisse guider jusqu’à la station de métro Rambutteau avant de pénétrer dans le hall de ce temple de l’art contemporain dont l’architecture, polémique, a mis bien du temps à trouver sa place dans le paysage Parisien. Surnommé « notre dame de la tuyauterie » « usine à gaz » où « hangar de l’art » il fût en effet longtemps considéré comme une verrue qui défigurait la ville et ce, encore bien après sa création en 1977. Il a heureusement depuis, acquis  ses lettres de noblesses puisqu’il est désormais la troisième institution la plus visitée, après le Louvre et la Tour Eiffel. Construit comme une sorte jeu de construction géant, avec des passerelles métalliques et des escaliers roulants enchâssés dans des tuyaux de plexiglass, il me fait penser à une immense cage pour hamsters à l’intérieur de laquelle ce sont des humains qui déambulent. Nous en plaisantons tout en regardant à nos pieds, sur le parvis, les gens réduits à la taille de petites fourmis. Certains s’agitent dans tous les sens tandis que d’autres se reposent où même sont allongés à même le sol. Un homme fait d’énormes bulles de savon que les enfants, nombreux en cette journée de Mercredi, s’amusent à faire éclater avant même qu’elles n’aient pu prendre leur envol. L’expo est située au dernier étage, nous en profitons pour faire un détour par la terrasse d’où nous pouvons admirer une vue imprenable sur Paris. Bien que le temps soit quelque peu brumeux en ce jour de Novembre, je trouve cela magnifique.

DSCF1110.jpgNous voici dans l’univers « Armanien ». Artiste Français, peintre, sculpteur, Arman est né à Nice en 1928. Consacré comme l’une des plus grandes figures de l’art Français durant la seconde moitié du 20ème siècle, il décèdera à New York en 2005. Formé à l’école des arts décoratifs de Nice, puis à l’école du Louvre à Paris, il entame sa pratique de l’art par la peinture, influencé par l’abstraction qui domine alors la scène artistique en France. C’est vers 1950 qu’il dirige son travail vers une peinture non figurative. Il abandonne alors les pinceaux et trouve de nouveaux modes d’expression. La première salle est consacrée à ses débuts. Après avoir récupéré des tampons encreurs administratifs, il a l’idée d’imprimer  par des gestes automatiques la surface d’une feuille où d’un tableau. Il adopte rapidement les grands formats  et la règle de composition du « all over » le cachet de l’œil du tigre (1959). Petit à petit, les objets font irruption dans le champ spatial du tableau sous forme de débris cassés qui sont fixés à la toile. Il élabore alors les premières « colères » selon un savant micro montage. La seconde salle est consacrée aux poubelles. Leur contenu est déversé dans de la résine transparente, « mettant en exergue la personnalité même de la personne concernée ». Poubelles de femmes, poubelles de riches, poubelles de pauvres, nos ordures en disent long sur nous même. Je suis amusée de retrouver des emballages d’une époque révolue avec des marques qui n’existent plus de nos jours mais qui me sont restées familières. Applicateurs de « tampax » flacons de shampoing et autre. Par la suite il reprend la série des poubelles en y incluant « tous » les déchets, y compris organiques. Coquilles d’huîtres, rondelles de citron résidus de viande etc… La projection d’un film sur le traitement des ordures ménagères à New york dans les années 60 complète le tableau.

 

La salle suivante est consacrée au travail de l’artiste sur « la masse critique de l’objet ». C’est la période de l’accumulation, répétition en grand nombre d’un objet du même type. « Elle fait valoir le principe de fabrication en série d’un même objet tout en faisant ressortir la singularité de chacun dans sa grande ressemblance avec le suivant ». Les blaireaux (qui servaient autrefois à étaler le savon à barbe) sont coulés dans un buste de femme en résine, des poupées, toutes strictement identiques sont mises en scène dans un cadre de bois, des chaussures de différentes formes et différentes couleurs sont assemblées en un tableau mural, la plus troublante de ces accumulations est sans conteste celle des masques à gaz, bien rangés dans un cadre fixé au mur.

 

Pour le moment tout ça me plait et me parle. Je ne regrette pas ma visite. Mais le meilleur reste à venir.  Nous entrons dans la salle des colères et des coupes. Lors de ses « colères », « Arman détruit des copies de meubles, des instruments de musique avec une gestualité empruntée à la pratique des arts martiaux qu’il adapte pour sauvegarder partiellement l’identité des objets ». Un buffet Henri II, des instruments de musique, un piano, une contrebasse… J’adore. Le piano éclaté nous montre son mécanisme, c’est très beau un piano vu de l’intérieur, la contrebasse explosée est sertie dans un écrin rouge et encadrée de bois. « L’environnement des objets brisés fait fonction de catharsis poétique, à la fois violente et sublime ». Il s’attaque ensuite à la combustion. Pianos, fauteuils, prie-Dieu et divers objets de mobilier son brûlés partiellement. Leur combustion est stoppés juste avant qu’ils ne se décomposent totalement, ils sont alors  figés en l’état par l’application de résine qui leur donne une couleur de bronze irisé absolument magnifique. Je passerais rapidement sur la période « Arman, art et industrie » où il utilise des pièces d’automobiles pour en faire des sculptures. Ce n’est vraiment pas ce que j’ai préféré… Des capots de Renauld 5 empilés, des câbles et des pièces automobiles en guise de matériau, tout cela ne me touche guère sans que je puisse vraiment en expliquer la raison.

DSCF1114.jpgNous terminons par la visite de la collection permanente du musée. Nous déambulons comme des gamins dans le dédalle des salles, kaléidoscope géant, reflet de l’art sous toutes ses formes et en toute liberté.  Sculptures, photos, mobilier contemporain, tous les grands sont ici représentés, Dali, Matisse, Fernand Léger, Picasso, Dubuffet, Miro, Francis Bacon, Giaccommetti, Marcel Duchamp, Philippe starks… Un vrai régal, une journée intense et riche dont j'aimerais pouvoir vous parler plus longuement mais je suis obligée de m’arrêter là. Et si vous y alliez plutôt ?

 

Par Myriam MOIX - Publié dans : ART
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