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C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée ce Dimanche 15 Avril à l’opéra de Rouen pour assister aux « Fastes Romains » tirés du répertoire de Vivaldi et Haendel. Une amie choriste m’avait offert le billet, j’étais venue par pure curiosité. Onze violons, deux violoncelles, une contrebasse, un clavecin, une trompette, un hautbois, un basson et un luth composaient l’orchestre. Pour le chœur « Accentus », sept sopranos, six altos, sept ténors et sept basses. Tout ce petit monde officiait sous la direction d’une femme : Laurence Equilbey. L’univers m’est assez familier puis qu’il correspond parfaitement à notre (modeste) répertoire. Mais contre toute attente je suis très vite tombée sous le charme. Quelle beauté ! Avec le « Gloria » de Vivaldi Il me semblait déjà que la voix des Anges résonnait à mes oreilles, mais que dire du « Dixit Dominus » de Haendel ! Une pure merveille… Je précise que je n’ai aucun penchant mystique et que je suis agnostique. Simplement J’aime la musique sacrée, le répertoire baroque, ainsi que les églises et les vieilles pierres auxquelles elle sied si bien. Je suis rentrée à la maison enchantée et tout naturellement j’ai voulu en savoir plus sur ces interprètes qui m’avaient tant émue. C’est ainsi que j’ai découvert le cheminement de Laurence Equilbey (qui a déjà reçu par trois fois les « victoires de la musique classique ») et celui d’Accentus, premier chœur de chambre composé de professionnels qu’elle a créé il y a vingt ans. Un personnage atypique qui semble très accessible puisqu'elle a même une page facebook. J’ai eu un véritable coup de cœur et Je suis de plus en plus fan.
Après une halte bien méritée dans une auberge, nous nous restaurons et buvons quelques verres de ce délicieux vin de Chinon, spécialité locale. Notre chambre est accessible à pied, et située tout près de la place Jeanne d’Arc et de la fameuse forteresse. Une magnifique statue équestre de la Sainte Pucelle réalisée, par Jules Roulleau et offerte à la ville s’y dresse majestueusement. L’une des plus réussies que j’ai eu l’occasion de voir jusqu’à présent ! Il faut dire qu’avec Rabelais, qui était originaire de la Région, elle est omniprésente ici, comme vous le constaterez dans le récit qui va suivre, ce qui n’est pas pour déplaire à mon amie qui est grande « fan » du personnage et qui est venue ici pour elle.
Le lendemain matin, nous nous éveillons sous un ciel brumeux. Il est encore tôt et nous espérons bien que le soleil va se lever, tout comme la veille. Nous traversons à nouveau la place principale où se tient le marché avant d’emprunter les ruelles de la cité Médiévale qui montent jusqu’au château. De jolies maisons à pans de bois avec pour certaines, des petits balcons, pour d’autres des moulures où des statues jalonnent le parcours. Nous nous amusons à photographier les enseignes en fer forgé des commerçants. La pente augmente au fur et à mesure que nous avançons.
Jeanne d'Arc ne tarde pas à nous rattraper. D’abord c'est une dalle au beau milieu de la route qui indique en vieux français qu’elle a fait halte ici pour désaltérer son cheval en l’an mille quatre cent vint neuf. Un peu plus loin, un habitant nous indique la vieille rue pavée qui par laquelle elle accéda jadis à la forteresse. Elle était à cheval, nous non… ça grimpe ! C’était aussi la rue où les femmes de mauvaise vie vendaient leurs charmes aux riches visiteurs qui allaient et venaient du château.
Nous y voilà enfin ! De là haut nous observons la vue imprenable sur la ville. Nous pénétrons dans l’enceinte par la
porte située entre la tour de l’horloge et la tour du grand portail, puis arrivons à l’emplacement de l’ancienne tour du trésor qui est aujourd’hui effondrée ainsi qu’une partie des logis royaux.
C’est ici que Jeanne d’Arc, en Février 1429, rendit visite au roi Charles VII et lui demanda de lever une armée pour lutter contre les envahisseurs Anglais. Il ne reste plus aujourd’hui de cette
salle que la grande cheminée, et une plaque commémorative.
Les autres pièces des logis royaux sont, quand à elles fort bien conservées et restaurées. A l’intérieur, sur
des écrans géants, des films racontant la vie des personnes illustres qui ont habité les lieux sont projetés. Le premier évoque une journée de la vie de Foulques IV, comte d’Anjou qui a régné
pendant quarante ans à partir de 1068, fortifié le château de Chinon et fait écrire les premiers récits historiques de la dynastie des comtes d’Anjou. Le second raconte la rivalité entre Henri II
et ses fils qui à troublé l’empire des Plantagenêts. On y voit son épouse, Aliénor d’Aquitaine, soutenant Henri le Jeune, Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre encore enfant, contre leur
père. Le film se termine sur la dépouille mortelle du roi Henri II qui me fait repenser aux gisants de l’Abbaye de Fontevraud. Le troisième film nous parle du combat des rois, et de
l’affrontement entre les Plantagenêts, rois d’Angleterre, et les Capétiens, rois de France. Malgré l’unité affichée pendant les croisades, une lutte territoriale va opposer Richard Cœur de lion,
puis après sa mort, son frère Jean sans Terre, à Philippe Auguste. Jean Sans Terre perdra la forteresse de Chinon au profit du roi de France, d’autres forteresses, comme château Gaillard
tomberont à leur tour…
Le quatrième volet est consacré à Jeanne d’Arc et a la reconquête du royaume de France en guerre contre les Anglais. Une salle entière lui est consacrée. Le portrait d’elle effectué de son vivant (dommage ma photo est ratée) n’a rien à voir avec la multitude de ceux qui ont été faits après sa mort, et où elle est présentée comme une figure allégorique, en amazone arborant le panache symbole de la victoire. Sans vouloir alimenter la polémique, je peux vous dire qu’elle ressemblait bien à une femme ! Les fausses reliques ainsi que de multiples statues et objets divers à son effigie se trouvent regroupés ici.

Nous ressortons pour visiter les tours de guet et les cachots. Nous nous délectons au passage de la vue offerte sur les toits, sur la Vienne et sur les vignobles.
La tour du Coudray à été utilisée pour emprisonner les dignitaires de l’ordre des Templiers en 1308. Leur grand Maître, Jacques de Molay y sera incarcéré avant d’être jugé par l’Inquisition et de connaître une fin tragique sur le bûcher en 1314.
Après plus de trois heures de visite, nous rebroussons chemin et nous dirigeons vers la sortie. De la lumière attire notre attention dans la tour de l’horloge. Malgré notre intense état de fatigue, nous décidons de gravir encore une fois le nombre impressionnant de marches qui mène tout en haut. Dans des salles éclairées des photos récentes montrent les étapes de la restauration du fort.
Un curieux « petit coin » attire notre attention, un banc de pierre avec en son centre un trou circulaire… Drôles de latrines…
« Marie Javelle » nous attend dans son clocher. Son histoire nous est contée par un panneau fixé sous la charpente. Elle a vu défiler des siècles d’histoire. Dommage qu’elle ne puisse pas parler, elle aurait beaucoup de choses à raconter !
Fin de la visite. N’ayant pas le courage de redescendre à pied, nous empruntons cette fois l’ascenseur pour rejoindre l’hôtel. Il n’est pas joli et dénote un peu dans le paysage, mais il est bien confortable lorsque les jambes sont fatiguées…
Sur la route du retour, nous passons à proximité des nombreux châteaux de la Loire. Nous nous octroyons un petit détour par
celui d'Azay le Rideau. Mais il est tard, nous n’avons pas le temps de faire la visite guidée… Ce sera pour une autres fois !

Un grand merci à Véronique, Manon, Justine avec qui j'ai partagé des moments inoubliables.
Passionnée comme vous le savez, d’histoire et de vieilles pierres, j’avais très envie depuis quelques temps de me faire ce petit pèlerinage sur les traces des personnages illustres descendants de Guillaume le Conquérant qui ont façonné la Normandie et régné pendant plusieurs siècles sur l’Angleterre. Une amie m’a tendu la perche en me proposant de partager véhicule et chambre d’hôtel. Impossible de refuser !
Après quatre heures de route sous un soleil radieux, nous apercevons les méandres de la Vienne et ses bancs de sable. Nous y voilà. Première étape l’Abbaye de Fontevraud, célèbre pour y abriter les gisants de la fameuse dynastie royale.
Fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, un prêtre itinérant qui a marqué son époque, Fontevraud incarnait alors le rêve d’une cité idéale. « En traversant l’histoire, ce rêve s’est confronté à la réalité du temps, et éloigné de l’utopie. La cité monastique est devenue une fastueuse abbaye royale avant d’être reconvertie en lugubre prison ». Rassemblant une communauté de religieuses et de religieux hommes et femmes, placés sous l’autorité d’une abbesse, elle respectait les règles de l’ordre de Saint Benoît qui prônait la prière, le travail manuel, le silence et les soins apportés aux malades. Construite comme une véritable cité, elle est constituée de quatre prieurés dont trois sont réservés aux moniales et un seul aux moines. Dépendant directement du Pape et construite sur les fiefs d’Aliénor d’Aquitaine, qui d’ailleurs s’y retirera et y passera les dernières années de son existence avant de mourir en 1204 à l’âge de 80 ans, elle bénéficiera de la protection des rois tout au long de son histoire.
En pénétrant dans la nef, je suis surprise par la douce lumière qui émane des vitraux et par la blancheur des pierres de tuffeau. Ici se croisent harmonieusement les styles angevins et poitevins. Une impression de calme et de sérénité se dégage de cet endroit. Nous nous approchons presque religieusement des quatre gisants qui semblent assoupis. Aliénor d’Aquitaine repose aux côtés de son époux Henri II Plantagenêt et tient un livre à la main. Isabelle d’Angoulême, l’épouse de Jean Sans Terre, semble fragile et menue aux côtés du roi Richard Cœur de Lion. Son gisant ne ressemble pas aux autres, les couleurs sont plus sombres et il parait plus récent. Face à eux l’autel, sur lequel sont gravées les lettres « alpha » et « Oméga », première et dernière lettre de l’alphabet grec symbolisant l’éternité du Christ qui est au commencement et à la fin de tout. Séquence émotion… Nous restons un long moment à nous recueillir en silence avant de prendre quelques photos.
Les gisants d'Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt


Richard Coeur de Lion Isabelle d'Angoulême
Nous poursuivons la visite en empruntant le cloître lui aussi inondé de lumière avant de nous rendre dans la grande salle du réfectoire où les moniales prenaient leur frugal repas, en silence et en écoutant les textes religieux qui leur étaient lus. Nous visitons les cachots où les pauvresses étaient enfermées lorsqu’elles faisaient preuve de mauvaise conduite. Le dortoir immense et sur deux étages, n’est pas des plus intimes ! Il comporte néanmoins une petite cellule privée qui était sans doute réservée aux personnes importantes où nobles…


La salle V.I.P du dortoir
Les cachots qui à l'époque étaient fermés par des grilles
La salle du trésor servait de chauffoir durant les mois d’hiver. Les moniales s’y réunissaient pour y effectuer les menus travaux d’aiguille réclamant habileté et doigté. Cette pièce aujourd’hui est consacrée aux hommes et aux femmes qui ont vécu ici et conserve les traces de leur histoire. Elle renferme entre autre le « Tau » où bâton pastoral de Robert d’Arbrissel, la sculpture monumentale du XIIIème siècle représentant « le Jugement dernier » ainsi que des objets plus récents réalisés par des prisonniers : un petit poignard en nacre, un jeu de cartes illustrées à la main, les pages d’un cahier de chanson…
Une pièce entière est réservée aux graffitis qui recouvraient les murs des cellules. Certains prêtent à sourire, d’autre moins.
Nous terminons notre visite par cet étrange bâtiment de style byzantin, sans doute rapporté des croisades, qui diffère vraiment des autres par son style et sa forme octogonale. Construit en pierre de Charente, plus dure que le tuffeau et supportant la chaleur, il est recouvert de 21 cheminées en « écailles de poisson ». Ces cuisines, appelées également fumoir, étaient utilisées pour fumer les poissons, aliment principal des religieuses et des moines. Les fumées s’élevaient et s’engouffraient dans le conduit central.
Après un petit détour par les jardins où les plantes médicinales qui servaient aux préparations curatives étaient cultivées, nous sortons et nous dirigeons vers un bien curieux salon de thé que nous avions repéré en arrivant dans la ville. A l’intérieur, deux Anglais nous reçoivent. Deux tables sont disposées au beau milieu d’une pièce remplie d’objets divers et variés qui sont à vendre. Sur fond de musique classique, l’un des ces messieurs nous propose la carte. Il parle à peine Français et je dois user de quelques mots dans la langue de Shakespeare pour me faire comprendre. Un vrai chocolat chaud, onctueux a souhait nous est servi. Les gâteaux semblent tout frais et confectionnés spécialement pour nous. Un joli matou attire notre attention, le propriétaire des lieux nous explique qu’il s’appelle William. Peu farouche il ne tarde pas à grimper sur nos genoux et se laisse prendre en photo sans aucun problème.

Maintenant direction Chinon où l’hôtel nous attend… Demain nous continuerons notre périple sur les pas de Foulques IV, comte d’Anjou et père de Geoffroy V le Bel, le premier Plantagenêt… Mais c’est une autre histoire que je vous raconterais plus tard…
William
Alors à très bientôt !
A consommer sans modération les jours de déprime...
N'abandonnez jamais !!!
Comme à chaque nouvelle année j’éprouve le besoin de faire du tri et de prendre du recul par rapport à certaines de mes relations. Il me faut bien admettre que je traîne dans mon sillage des personnes que la vie à petit a petit éloignées de mes préoccupations et réciproquement, et ce, même si à une certaine période, elles ont beaucoup compté pour moi. Les outils de communication actuels malheureusement sont impitoyables car ils ne nous permettent aucune excuse pour justifier notre soudaine indifférence. Avec combien de nos « amis » sur facebook avons nous réellement des échanges ? Combien s'intéressent à ce que vous publiez et jouent le jeu ? Pour beaucoup, se créer un profil permet uniquement de visionner ce que les autres écrivent, et de collectionner les contacts pour se donner l'illusion qu'ils sont populaires. Que dire de ceux qui prétendent en avoir des centaines ? Comment pourrait-on communiquer avec autant de monde à la fois lorsqu'il ne s'agit pas d'une page à usage professionnel ? Pour ma part j’ai développé sur ce réseau certaines relations très agréables et fort intéressantes avec des personnes que je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer physiquement. Mais il y a eu aussi tous ces visages rejaillis du passé avec qui les relations se sont très vite avérées décevantes voire inexistantes. Il aurait mieux valu pour ces personnes qu'elles restent intactes dans mes souvenirs... Pour d’autres, faute d'affinités réelles où de divergences d'idées, les liens n'ont jamais pu se créer. Je ne les conserve dans ma liste que pour ne pas les vexer, et tant que nous partageons des activités communes. En bref, force est de constater que pour les réseaux sociaux, il en va de même que dans la « vraie » vie. Les amitiés se nouent et se dénouent, certaines résistent et ne se démentent pas, d’autres deviennent obsolètes tandis que certaines se renforcent. Je pense bien entendu que le meilleur moyen d’avoir quelque chose à échanger, c’est encore de pouvoir partager des moment complices, des sorties, mais parfois c’est impossible à cause de l’éloignement. Néanmoins, en dehors du téléphone bien entendu, c'est souvent au travers des commentaires et des publications, des messages virtuels, des textos, des photos échangées, que nombre de mes amis d’autrefois ont su maintenir le lien et me donnent l’impression que nous ne nous sommes jamais quittés. C'est aussi ça la magie d'internet et des technologies nouvelles. Ces réseaux sociaux tant décriés peuvent avoir du bon à condition de les utiliser à bon escient et de toujours conserver son libre arbitre.
Cette jeune artiste hyper douée vient de sortir un CD avec douze morceaux de sa composition au piano, tous inspirés par la
ville de Rouen. J'adooore... C'est plein de poésie, de sensibilité... mais si vous écoutiez plutôt l'extrait....
Si vous aussi vous aimez, alors rendez-vous a Rouen aux adresses suivantes :
Librairie de l'Armitière, Rue Jeanne d'Arc,
Chez "Music Mélody" Rue aux Juifs,
Chez Veraeghen, Rue aux Ours où
Au Bazar, Rue Ganterie.
Vous pouvez aussi consulter sa page facebook et lui laisser vos messages link
Après le théâtre (voir mon autre blog link) j'ai renoué depuis quelques temps avec une de mes anciennes passions : le chant. En ce moment nous travaillons sur celui-ci, très difficile à réaliser d'autant plus que nous, nous sommes beaucoup plus nombreux. Entre sopranes et mezzos, tenors, basses et altis il nous est parfois bien difficile d'accorder nos partitions.
Juste pour le plaisir, admirons un peu les pros.
Et maintenant, au travail !
N’espérez pas garder pour vous l’amour du comédien.
Il ne peut vous aimer que le temps d’un spectacle.
Et bien peu sont élus au cercle du cénacle,
Quand tant de personnages jalonnent son chemin.
Ne lui en veuillez pas, il n’a qu’une maîtresse,
Dont il est le jouet, l’esclave dévoué.
C’est la scène qui toujours le prendra tout entier.
Elle seule lui procure de vrais moment d’ivresse.
Au Diable il a vendu son âme pour toujours.
Il s’invente des vies qui ne son pas les siennes.
Pantin désincarné quand les lumières s’éteignent,
Il rentre seul chez lui sans amis, sans amour..
Son cœur cesse de battre lorsque le rideau tombe.
Incapable de vivre, de jouir du bonheur,
Il cherche la lumière, le feu des projecteurs,
Espérant malgré tout l’amour d’une colombe.
Ne soyez papillon, ne brûlez pas vos ailes,
Sous les feux de cet astre, égoïste mentor.
Car il ne vous voit pas, vous oublieras dès lors
Que vous vous lasserez d’admirer son soleil.
Halloween, héritage de nos lointains ancêtres ? Où importation venue des USA. Le débat chaque année est relancé, certains détestent, d’autres adorent... Mais qu’en est-il au juste ? Je me suis posé la question et j’ai trouvé quelques éléments de réponse que je vous livre ici. Pour ma part je ne suis ni pour, ni contre et je n’ai pas l’intention de trancher. De toute manière je déteste ces fêtes imposées qui sont devenues purement commerciales et ne signifient plus grand chose d’un point de vue spirituel. Alors Toussaint où Halloween, puisqu’il s’agit dans les deux cas de la fête des morts, peu m’importe. Pourquoi y aurait il un jour spécial pour penser à nos défunts ? Les miens sont là, dans mon cœur, et je n’ai pas besoin d’un calendrier pour penser à eux. Mais revenons à notre sujet. Le mot anglais halloween viendrait de : All Hallows Even, en Anglais moderne the eve of All Saints' Day et découlerait d’une coutume Celte, donc Gauloise, remontant à plus de 2500 ans : la fête de la SAMAIN. Elle correspondait à la fin de l’été et était célébrée à la lune montante (au 6ème jours) entre le 25 Octobre et le 20 Novembre. A cette occasion, les Dieux étaient invoqués afin qu’ils protègent les récoltes pendant l’hiver.
Les Celtes célébraient ainsi quatre grandes fêtes qui correspondent aux différents solstices et que l’on retrouve aussi dans d’autres cultures, notamment chez les Scandinaves :
IMBOLC : (les forces cachées et la gestation) était la fête du Printemps célébrée début Février. La divinité évoquée n’est pas connue mais cette fête devait être importante car elle nous a laissé la chandeleur et le carnaval.
BELTANE : (évocation de Bélénos, l’une des déesses de la mort et de la création) Cette fête de l’été était célébrée début Mai.
LUGNASAD : (l’assemblée du Dieu Lug appelé aussi Toutatis en Gaule) fête de l’automne, célébrée début Août.
SAMAIN : (Nom de la fête religieuse qui débute la saison sombre et dont l’emblème est le corbeau) Les quatre autres fêtes renvoient toutes d’une certaine manière à cette dernière, mais la mythologie Celte est assez complexe et je ne peux ici que résumer. Fête de l’hiver, la plus importante de toutes, que l’on célébrait début Novembre.
Les rituels de la Samain furent progressivement remplacés par la TOUSSAINT, qui fût introduite par l’Eglise Catholique aux environs du VIIIème siècle. Au XIXème siècle la fête d’Halloween se répandit avec l’arrivée massive d’immigrants Irlandais et Ecossais qui s’installèrent sur le continent Américain, et gagna en popularité.
La nuit du 31 octobre était donc celle de la fête de la SAMAIN et durant cette nuit, les Druides effectuaient des rituels permettant de bien préparer la nouvelle année. D’abord, ils éteignaient le feu sacré. Puis ils le rallumaient en signe de renouveau tout en invoquant le Dieu du Soleil (le dieu Been dans la mythologie celtique). De ce nouveau feu sacré chaque habitant prenait une braise et rallumait le feu dans sa propre demeure. Celui-ci devait être entretenu tout au long de l’année et ne jamais s’éteindre.
Cette journée était aussi celle où le Dieu de la mort (Lug où Toutatis) décidait du devenir des personnes décédées dans l’année. A cette occasion, les défunts avaient la possibilité de rendre une dernière visite aux vivants et pour se protéger des mauvais esprits, chaque habitant revêtait un masque, un costume effrayant, où se grimait le visage afin de faire peur aux revenants. Les festivités pouvaient durer plusieurs jours !
La légende de Jack la lanterne nous vient d’Irlande.
Jack était trop avare pour pouvoir entrer au Paradis. Il ne pouvait pas non plus être admis en Enfer car il s’était moqué du Diable. Il fût donc condamné par celui-ci à errer avec une lanterne creusée dans une citrouille (où un navet) à l’intérieur de laquelle se consumait en permanence, une braise infernale, et ce jusqu’au jour du jugement dernier.
Ce sont indéniablement ces croyances ancestrales qui ont perduré, et de tout temps on a mélangé religion et ancienne croyances païennes.
Les petits adorent se déguiser en monstres pour quémander des bonbons, les psychologues affirment d’ailleurs que c’est une excellente manière pour eux d’exorciser les peurs. Alors, entre religion et tradition, à vous de faire la part des choses. La sagesse nous incite à ne pas oublier nos racines et les deux peuvent à mon avis très bien cohabiter.
La grive musicienne égrène son doux chant,
Aux rayons du soleil qui ce matin éclaire,
D’une lueur de miel les prairies et les champs.
Narcisses et jonquilles ondulent sous le vent.
Les arbres sont en fleur, la jolie primevère
Emaille de couleurs les jardins du Printemps.
C’est le temps des amours et de la renaissance.
Celui des cœurs légers, et gonflés d’allégresse.
Lorsque dame nature éveille tous les sens,
Incitant aux folies bien plus qu’à la prudence,
La raison nous échappe ainsi que la sagesse.
Laissant les corps troublés par son étrange danse.
Très bientôt les peaux nues s’offriront aux rayons.
Nos manteaux et nos pulls resteront au vestiaire.
Et les âmes soumises a toutes tentations,
Réfrénant les assauts du vaillant Cupidon,
Tenteront d’éviter les flammes de l’Enfer,
Et les affres fatales du tourment des passions.
Ne voulant plus souffrir à cause de l’amour,
Dans une cage en verre j’ai enfermé mon cœur.
Le protégeant des hommes et de leurs beaux discours,
De leurs baisers suaves et leurs yeux de velours.
En l’épargnant ainsi des chagrins et des pleurs,
J’espèrais le laisser bienheureux pour toujours.
Mais ce n’est pas si simple et je sais maintenant
Que le verre est fragile et les parois se brisent,
De la cage dorée, lorsque les sentiments,
Se transforment soudain en éclats de diamants
Illuminant le ciel d’une lueur exquise
Avant de s’engouffrer dans le cœur réticent.
Esprit sur la matière, matière sur l’esprit,
La lutte est inégale, j’ai revêtu l’armure,
Qui va me protéger, repousser l’ennemi.
Me tenir à distance. Relever le défi,
J’espère y réussir soyez en bien sûr !
Mais que l’on me pardonne si jamais je faillis.
Ceci est la version d'une question "bonus" de chimie posée à l'université de Nanterre.
La réponse d'un étudiant a été si loufoque que le professeur l'a partagée avec ses collègues via internet, et c'est pourquoi nous avons le plaisir de pouvoir la lire...
La question était : "L'enfer est-il exothermique, où endothermique"
(1 : évacue la chaleur 2 : absorbe la chaleur)
La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.
Cependant, un étudiant eut la réponse suivante :
Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer.
Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrés en enfer, les âmes n'en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.
De même, pour le calcul du nombre d'entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent par le monde aujourd'hui.
La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas membre de "leur" religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle, et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...
Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la loi de Boyle spécifie que "pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes". Par conséquent cela donne deux possibilités :
1) Si l'enfer se dilate à une moindre vitesse que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.
2) Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.
Laquelle choisir ?
Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m'ayant affirmé durant ma première année d'étudiant "Il fera froid en enfer avant que je ne couche avec toi", et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé... Le corollaire de cette théorie c'est que : comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup, qu'il n'existe plus... Laisant seul le Paradis et prouvant l'existence d'un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n'arrêtait pas de crier "Oh... mon Dieu !
Cet étudiant est le seul ayant reçu la note de 20/20 à mon avis largement méritée !
A MEDITER
Ce qu’on appelle bonheur au sens le plus strict découle de la satisfaction, plutôt subite, de besoins fortement mis en stase et, d’après sa nature, n’est possible que comme phénomène épisodique. Toute persistance d’une situation désirée par le principe de plaisir ne donne qu’un sentiment d’aise assez tiède ; nos dispositifs sont tels que nous ne pouvons jouir intensément que de ce qui est contraste, et ne pouvons jouir que très peu de ce qui est état. Ainsi donc nos possibilités de bonheur sont limitées déjà par notre constitution. Il y a beaucoup moins de difficultés à faire l’expérience du malheur.
Sigmund FREUD
Il y a un temps ou ce n'est plus le
jour,

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