Jeudi 2 juillet 2009
Il fait chaud, très chaud même... 34 degrés hier sous les frondaisons à Paris.
Le moment de flâner et de chercher la fraicheur, c'est ce que fait notre ami Michel.
Depuis quelques temps déjà il recense les plus belles fontaines de Paris pour nous faire partager leur histoire. Fontaine Strawiski a Beaubourg, fontaine des Innocents dans le quartier Latin, et encore bien d'autres, beaucoup moins connues...

Si tout comme lui (et comme moi) vous êtes un amoureux du Paris intime et insolite, je vous conseille vivement de visiter son blog très bien documenté. Saviez vous par exemple que des faucons nichaient en plein coeur de la capitale ? 

Mais je vous laisse découvrir http://mickaelsblog.blog50.com/(voir le lien ci-contre)

Laissez lui vos commentaires si vous aimez.


Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Mardi 23 juin 2009
Encore un anniversaire, une année de plus au compteur de ma vie. L'occasion de m'interroger sur le sens de mon existence, démarche un peu narcissique ? Peut être...

Pourquoi suis-je devenue celle que je suis ? Par quel cheminement ? A cause de qui ?

Je pense qu'on ne choisit pas sa vie et je crois au destin. Chaque enfant vient au monde avec un potentiel, des caractéristiques qui lui sont propres et qui, finalement, sont assez peu influencées par le conditionnement éducatif. Comment expliquer sinon de telles différences dans une même fratrie alors que le patrimoine génétique et l'éducation sont identiques ? Les circonstances nous mènent a faire des choix, mais bien souvent, nous provoquons ce qui nous arrive, d'une manière inconsciente, comme si nous suivions un chemin déjà tracé sans même nous en rendre compte. Pourquoi nous attachons nous a certaines personnes ? Pourquoi acceptons nous leur influence ? Sans doute parce que nous sentons confusément qu'elles vont nous mener sur le chemin de notre réalisation.

Il y a eu bien des rencontres déterminantes dans mon existence,  la vie n'est faite que rencontres, de mauvaises rencontres aussi parfois, qui nous égarent et nous font perdre du temps. Je ne pense pas que cela soit le fait du hasard, la destinée tente de nous mener là où nous devons aller, mais nous ne sommes pas toujours prêts à nous soumettre, nous avons tous quelque chose à comprendre, encore faut il que nous soyons capables d'écouter les signaux qui nous sont envoyés, occupés que nous sommes à gérer le quotidien, le matériel, subissant les effets de la société de consommation qui nous détournent bien souvent de notre chemin.
Certains  ne sont jamais capables d'entendre ces messages et finissent par se détruire. Les addictions, les drogues, le matérialisme excessif, servent souvent de refuge à ceux qui s'obstinent à  fuir leur destin. Chaque fois que j'ai fais fausse route, la vie s'est chargée de me remettre sur les rails, de manière parfois brutale et douloureuse, mais je réalise que ce fût toujours un mal pour un bien. Les accidents de la vie sont des avertissements, ils nous obligent à changer de cap de façon radicale. Il faut accepter, lâcher prise même si c'est dur parfois.

Notre corps lui aussi nous transmet des messages cryptés que nous ne savons pas toujours interpréter. Récemment je me suis blessée au pied en répétant des danses pour un spectacle qui devait se jouer cet été. Sur le moment j'ai été vraiment furieuse et frustrée, j'ai pleuré de rage, c'était trop injuste. Je m'étais donnée a fond pendant les répétitions, j'en avais bavé mais j'avais réussi à m'accrocher, alors échouer la veille de la première, c'était très dur pour moi. Pourtant, après quelques jours d'immobilisation forcée, les raisons de cette blessure me sont apparues comme une évidence, en regardant les photos. Je me suis rendue compte que je ne prenais pas de plaisir à faire ce spectacle, il ne correspondait pas à l'idée que je me faisais de l'histoire de Tristan et Iseult, de plus l'ambiance dans la troupe était déplorable et le metteur en scène, habituellement chaleureux ne l'était pas du tout. Je ne trouvais pas ce que je recherchais. Je me sentais de trop, pas a ma place frustrée, je faisais fausse route. L'année dernière déjà je m'étais blessée a un moment ou je doutais de mes réelles motivation. Pourquoi m'étais-je obstinée ? Sans doute par peur de me retrouver délaissée, de ne plus me sentir intégrée dans la troupe... Je ne sais pas encore si je suis réellement prête à abandonner mais mon corps lui ne me laissera pas le choix.

Hier, pour mon anniversaire, ma petite fille est arrivée avec un cadeau original. Il s'agissait d'une boite de métal emplie d'eau avec à l'intérieur une huitre contenant une perle de culture. Un joli bijou en forme de cage y était associé. Sur la notice, il était précisé que la perle prodiguait une vertu en fonction de sa couleur. Impossible de savoir avant l'ouverture si elle serait blanche, beige, rose où noire. Il fallait faire un voeu et ouvrir... Je fis un voeu qui n'était pas très raisonnable,  et je découvris la perle... Elle était de couleur blanche, ce qui signifiait qu'elle était porteuse de sagesse.

Cela me fit sourire. Message reçu ma petite Alexia. Désormais je ferais des voeux qui soient réalisables, et grâce a toi, peut être arriverais-je à atteindre la sagesse ?
Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Mercredi 20 mai 2009
Guilaine Lefèbvre m'a fait l'amitié de me confier quelques uns de ses écrits que j'aimerais vous faire partager. Coups de coeur, coups de gueule aussi, ils reflètent bien sa personnalité complexe et Oh ! combien attachante... Une fille formidable qui gagne vraiment à être connue. Voici quelques morceaux choisis... Mes préférés...

LE MASQUE DE LA SOUFFRANCE

Sous l'image du fort caractère
Se cache une âme inquiète.
Sous l'image de la mégère
Se cache l'âme d'une midinette
Malgré l'image d'une sans coeur
Tu recherche l'âme soeur
On croit tout savoir de toi
A travers cette carapace que tu t'est créée.
Mais de ce que je sais de toi,
Je peux vous le dire,
Tu n'est qu'une fille malaimée
Qui ne cesse de se maudire
De se dévaloriser,
De peur qu'on ne puisse l'aimer
L'image que tu donnes te déssert
Cesse d'être cette statue de pierre
Aurais-je envie de te dire.
Mais n'est-ce pas aux autres de comprendre
Qu'a te connaître ils doivent apprendre ?
Pous cesser enfin de te maudire
Et enfin découvrir
Ta générosité,
Ta véritable personnalité


SE REVOLTER

Se taire,
C'est laisser croire
Qu'on ne veut rien faire.
Laisser croire qu'on a pas d'opinion.
C'est donner raison,
Aux faiseurs d'inintelligents,
A Messieurs les censeurs
Qui disent aux braves gens
Ce qu'ils doivent penser
A l'instant T.
Faut-il se taire,
Devant la misère ?
Faut-il les yeux détourner
Devant la lâcheté ?
Faut-il transformer les femmes,
En de remarquables hommes
Pour leur laisser espérer
Qu'elles ont le droit d'exister ?
Faut-il parler le politiquement correct
Quand notre monde devient abject ?
Je vous laisse méditer
Sur ces quelques pensées
Mais surtout n'oubliez pas
La liberté ne se vend pas.


AMOUR

L'amour est un sentiment
Qui ressemble à une fleur.
Au début il est plaisant,
Par sa couleur
Avec le temps,
Il devient piquant.
Et arrive le jour
Où l'amour disparait


Maudire, haïr,
Aimer, adorer,
Détester, rejeter,
Dorloter, chouchouter.
La haine,
Je t'aime.
Où est la frontière
Entre ces deux sentiments ?
Maudire, haïr
Avant de devenir amants ?
Faut-il sans cesse
Franchir cette frontière ?
Faut-il sans cesse
Vivre sur cette ligne blanche
De l'ambivalence
Des sentiments
Qui nous tourmentent ?


Avec toutes mes félicitations pour ton second prix bien mérité au concours des poètes de l'Association "Soyons à la Page". Bravo et surtout continue d'écrire... Ne serais-ce que pour nous.
Par Myriam MOIX - Publié dans : POESIE
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Lundi 23 mars 2009
Je viens de retrouver un texte que j'avais écrit sur un adorable petit félin nommé Bazile qui partagea notre vie pendant pas mal de temps avant que ma fille ne l'emporte avec elle... Le voici lorsqu'il avait environ 3 mois, craquant non ?


A cette époque nous étions déjà les heureux propriétaires de deux siamois, Arthur et Prisca, dont je vous ai déjà longuement parlé dans mes précédents articles. Un jour, ma fille arriva avec dans un carton, endormi dans un gilet rose, un drôle de petit chat gris et blanc, qui après de multiples transactions dont je vous passerais les détails, ne devait passer qu'une journée où deux à la maison avant d'être confié à un organisme destiné à lui trouver une famille d'adoption. La tête très arrondie avec de grosses taches asymétriques sur le museau, l'intérieur des oreilles et les coussinets des pattes tout roses, il ressemblait à une caricature de dessin animé. Il s'éveillât, me fixa de ses yeux d'un joli vert pâle tout ronds eux aussi, baillât et se mit à ronronner tandis que nous le caressions, pas impressionné pour deux sous, comme s'il nous connaissait depuis toujours. "Tu sais Maman" me dit ma fille, "il est croisé avec un Persan". "Persan où pas, j'aimerais que tu lui trouve rapidement une famille d'accueil" me contentais je de lui répondre, mue par un curieux pressentiment et bien décidée à ne pas me laisser émouvoir. Il était hors de question que nous gardions un troisième chat à la maison. Lorsque mon mari rentra du travail, le chaton jouait tranquillement avec une balle, à l'aise comme s'il avait toujours vécu chez nous, pas du tout perturbé par la présence d'Arthur qui l'observait avec intérêt, ni même par celle de Prisca, hostile, qui le pelage gonflé crachait et soufflait, tentant vainement d'intimider cet intrus qui l'ignorait superbement. Maurice le trouva tout de suite attendrissant. Certes il l'était... Toutefois je comptais bien sur son appui pour ne pas céder à la pression de ma fille qui avait de toute évidence une idée en tête. Les jours passaient sans que personne ne semble vraiment décidé à contacter l'organisme d'adoption, et lorsque enfin, excédée, je me décidai à aborder le sujet, je ne fus pas très surprise d'entendre mon mari et ma fille m'exprimer leur désir de garder le chaton auquel ils avaient d'ailleurs déjà trouvé un nom : Bazile. J'étais furieuse mais que faire ? Ma fille promit que ce chat serait le sien et que je n'aurais pas a m'en occuper, ce qui fût le cas en effet, du moins au début car par la suite ce petit clown sût très bien s'attirer les bonnes grâces de toute la maisonnée y compris les miennes. Voilà de quelle manière nous nous sommes retrouvés avec un trio de charmants félins. Fort heureusement ces animaux étant très sociables, il n'y eut jamais de réel conflit. Prisca et Bazile jouaient beaucoup ensembles sous le regard complice d'Arthur.


Par la suite, Bazile voulut s'affirmer en tant que mâle, déclarant la guerre à Arthur notamment au moment des repas. Il prit quelques coups de patte et comprit vite qu'il ne faisait pas le poids, ce qui ne l'empêchait pas de récidiver régulièrement, espérant sans doute que les années passant, le Patriarche finirait par faiblir, mais malgré ses 11 ans bien sonnés, celui-ci n'avait rien perdu de sa vivacité et son coup de patte était toujours aussi redoutable. Bazile était un comédien, vif comme l'éclair. Il savait fort bien captiver l'attention par des attitudes ou des postures amusantes. Les invités de passage étaient généralement conquis par sa frimousse espiègle et ses pitreries. Très câlin à ses heures, il se transformait en "chamallow" ronronnant qui se blotissait avec délice sur vos genoux.


Il vécut ainsi près de six années avec nous, puis ma fille le prit avec elle dans son nouvel appartement lorsqu'elle quittat la maison. Au début il nous a bien manqué, lui aussi d'ailleurs s'ennuyait de ses deux autres compagnons. L'année suivante, ma fille déménagea pour s'installer en Normandie dans un pavillon avec jardin. Elle adopta rien que pour lui une jolie compagne, une chatte blanche très douce qui répond au doux nom de "Dounette". C'est auprès d'elle qu'il termina sa vie l'année dernière, juste avant Noël, à l'âge de quinze ans...

Une des toutes dernières photo du trio réuni pour une petite sieste
Admirez le position parfaitement identique de chacun d'eux
Belle harmonie ma foi
...

Par Myriam MOIX - Publié dans : CHATS - Communauté : Ma langue aux CHATS
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Mardi 17 février 2009
Autrefois j'avais une amie, une amie d'enfance, une fillette brune à la chevelure d'ébène et aux grands yeux rêveurs. A peine sut elle parler qu'elle se mit à chanter, elle avait hérité d'une voix mélodieuse qui enchantait ses parents, elle était heureuse et pleine de gaieté jusqu'à son entrée en maternelle. Effrayée par la méchanceté des autres enfants, elle se mura dans le silence et ne cessa de pleurer, ce qui ne manqua  pas d'inquiéter sa maman. Elle était si sensible qu'un rien pouvait la blesser. L'institutrice, touchée par la fragilité de cette enfant sauvage, trouva un moyen très subtil pour l'apprivoiser. En la faisant asseoir sur son piano tandis qu'elle jouait, elle l'incitait à chanter des comptines, ce qu'elle faisait de bonne grâce car elle les connaissait toutes par coeur. Les autres enfants reprenaient et tapaient dans leurs mains. Ainsi, elle se sentait en confiance, reconnue et aimée. Elle s'intégra très vite et eut par la suite beaucoup d'amis. Depuis cette époque, elle adorait les pianos.

Bien plus tard, elle fût admise à la chorale de son école primaire où sa voix fit merveille. Chaque fin d'année scolaire, pour la cérémonie de remise des prix, elle avait le privilège de chanter en solo devant le parterre d'enseignants et de parents d'élèves rassemblés pour l'occasion dans le grand gymnase. Elle était toujours  aussi timide mais un frisson délicieux parcourait tout son corps lorsque le public applaudissait. Pour rien au monde elle n'aurait voulu manquer ces moments de bonheur intenses qui nourissaient ses rêves.

Lorsque le monde l'ennuyait, elle se réfugiait dans les livres, où dans son univers étrange. Là, tout n'était que grâce et volupté. Dans ses songes éveillés, elle chevauchait des licornes en chantant à tue tête, où bien traversait le ciel sur un cheval blanc ailé. Pégase était son destrier, tous deux flottaient dans l'air, en équilibre entre la musique et les mots, incroyables, fantastiques, dans la poussière d'étoiles et l'indicible harmonie de tous les possibles...

C'est son inséparable amie qui lui fit découvrir la danse. Chaque Jeudi après-midi, accompagnée de sa maman, Claire prenait le bus pour se rendre jusqu'à cette grande salle située sur le cours de Vincennes à Paris. Un jour, la petite fille les y accompagna et ce monde inconnu lui parut magique. Elle y retourna le jeudi suivant, puis le suivant encore. Elle obtint l'autorisation d'assister aux cours à condition qu'elle soit bien sage et qu'elle ne dérange pas.

Des fillettes en tutu s'exerçaient à la barre devant de grands miroirs. Là, blottie dans son coin, discrète, la petite fille se délectait à regarder les plus grandes élèves évoluer gracieusement sur les pointes telles des flamands roses. Un magnifique piano à queue martelait la musique, torturé par un bellâtre aux cheveux grisonnants qui jouait très mal. Curieusement, elle ne parlait jamais à ses parents de ces jeudis, comme si elle redoutait qu'on ne lui brise son rêve. Elle ne sut jamais si la maman de Claire avait trahi le secret. Chez elle, on se méfiait des artistes et des gens différents.

Claire était aussi blonde qu'elle même était brune. L'une était la lumière et l'autre l'ombre... Mais le soir venu, c'est ensembles qu'elles dansaient, toutes deux vêtues d'extravagants tutus faits de lambeaux de tulle et de vieux rideaux. L'espace d'un instant, elles étaient ballerines et virevoltaient devant le miroir encadré de stuc doré de la chambre de la fillette. Ensuite, la petite fille rentrait chez elle, retrouvait ses deux frères et ne parlait de rien.

Quelques années plus tard, elle découvrit à la télévision les premiers ballets d'un certain Maurice Béjart. Elle fût tout de suite fascinée par la formidable puissance d'expression que dégageaient ces corps d'hommes et de femmes presque nus qu'on lui interdisait de regarder. Ses parents jugeaient cela obscène et déplacé, elle  n'osait pas les contredire. Elle paraissait docile et bien sage, mais tout au fond d'elle même, elle était rebelle et refusait de se soumettre à l'autorité lorsqu'elle la jugeait absurde et sans fondement. Alors, c'est en cachette qu'elle regardait les ballets du grand Maître.

On la disait sensible et fragile, en fait elle portait déjà en elle cette liberté d'esprit qui ne la quitta jamais. Rien ni personne ne réussissait vraiment à l'influencer, tel un électron libre, elle suivait sont instinct et ses propres désirs. Cette petite fille c'était moi. J'avais alors cinq ans, puis sept où huit, puis dix, onze...

Et puis l'dolescence est arrivée sur la pointe des pieds. Le regard de mon père a soudain changé sans que j'en comprenne la raison, comme s'il ne me pardonnait pas d'avoir grandi. Je n'étais plus sa petite fille chérie mais une adolescente taciturne et révoltée qui tentait désespérément de s'affranchir de son emprise. Cruelle désillution et retour forcé à la réalité. Petit à petit, j'ai glissé vers une forme de déni autodestructeur. C'est a ce moment là, je crois, que j'ai définitivement laissé sur le bord du chemin la petite fille en pleurs et ses rêves inutiles puisqu'ils ne servaient à rien.

Puis la vie fit son oeuvre avec son lot de peines et de petits bonheurs. Lorsque ma fille est née, mon coeur s'est apaisé. Je suis devenue mère avant même d'être femme, avec tout ce que cela comportait d'abnégation et de dévouement. Je me suis oubliée pour le bonheur des miens. Je ne regette rien. Elle m'a bien plu  parfois, cette vie,banale et sans histoire que je n'avais pas vraiment choisie. Elle m'a réservé de jolies surprises, je l'ai aimée, jusqu'au jour où j'eu le sentiment d'avoir accompli mon devoir. On avait plus "besoin" de moi. Un grand vide s'est alors emparé de mon âme.

Je me suis retrouvée telle un funambule, en équilibre entre deux mondes. D'un côté il y avait mon passé, de l'autre il y avait mon futur, et sous mes pieds il n'y avait plus rien qu'un précipice immense. J'ai dû avancer sans me retourner, bravement, la tête haute et le regard pointé vers cet avenir incertain qui me tendait les bras. J'ai trouvé mon chemin vers cette vie nouvelle...

Puis un beau jour d'été, la petite fille est revenue. Comment est ce arrivé ? Je ne sais pas très bien. Elle m'avait retrouvée. C'est un bien curieux Ange qui l'a guidée vers moi, celui là même qui depuis toujours veille, et m'empêche de sombrer dans les moments de doute. Ses desseins sont impénétrables... La petite fille portait avec elle une lourde malle emplie de tous mes trésors qu'elle avait conservés. Elle m'a pardonné ma trahison, nous nous sommes réconciliées. Depuis ce jour, j'ai retrouvé cette grâce enfantine qui nous fait communiquer avec tout, et permet aux vieux rêves oubliés de se réaliser, pourvu qu'il ne soit pas trop tard...

1959 la petite fille  brune habillée de rouge (en sombre) au premier plan, c'est moi...

 

Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Dimanche 8 février 2009
cet écrivain et dramaturge Britannique, fils d'un chirurgien Irlandais, né à Dublin en 1854, fut un théoricien de l'art pour l'art. Esprit subtil et exentrique, dandy d'une rare élégance, il devint rapidement le favori de la haute société londonienne qui accueillit avec enthousiasme ses premiers poèmes. Il n'avait pas son pareil pour dépeindre avec subtilité les moeurs de l'aristocratie Britannique et écrivit même en Français pour Sarah Bernhart.

Son fameux roman fantastique "le portrait de Dorian Gray" acheva de le consacrer. Cette oeuvre hédoniste et nettement influencée par Walter Pater souleva de nombreuses polémiques qui ne firent que renforcer son succès. Rédacteur en chef du magazine "the whoman's world de 1187 à 1889, il employa son goût du paradoxe et ses talents de pamphlétaire à défendre la cause féministe.


Alors qu'il était au sommet de sa gloire littéraire, la dénonciacion publique de son homosexualité par le Marquis de Queensberry lui valut une condamnation à deux ans de travaux forcés et ruina sa réputation. Wilde ne s'en remit jamais. Après être sorti de prison il revint s'installer à Paris où il vécut quelques années dans la solitude sous le pseudonyme de Sébastien Melmoth. Il succomba à une méningite à l'âge de 46 ans.

Il nous a laissé de nombreuses citations que je souhaitais vous faire partager ici. Assez méconnues du grand public, elles sont le reflet de la personnalité complexe de cet écrivain de génie.

"Celui qui cherche une femme belle, bonne et intelligente, n'en cherche pas une, mais trois."

"La bigamie, c'est lorsque l'on a deux femmes, la monotonie, c'est lorsque l'on en a qu'une !"

"Il est absolument monstrueux de voir comme, derrière votre dos, les gens disent de vous vous des choses qui sont entièrement et absolument vraies !"

"Il n'est qu'une seule chose horrible au monde, qu'un seul péché irrémissible : l'ennui..."

"J'aime mieux avoir des remord que des regrets."

"Je détestes les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."

"Je peux résister a tout, sauf à la tentation."

"La logique est le dernier refuge des gens sans imagination."

"Je préfère les gens aux principes, et plus que tout au monde, je préfère les gens sans principes."

"Je vis tellement au dessus de mes revenus qu'en vérité, nous menons, eux et moi une existence entièrement séparée."

"L'expérience : c'est le nom que l'on donne à ses propres erreurs."

"La moralité est l'attitude que nous adoptons à l'égard des gens que nous détestons."

"L'égoïsme n'est pas de vivre comme on le désire, mais de demander aux autres de vivre comme on veut qu'ils vivent.
"

"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais"



Par Myriam MOIX - Publié dans : LITTERATURE
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Samedi 3 janvier 2009
Comme le veut la tradition, j'avais décidé de vous faire profiter de mes bonnes résolutions pour l'année 2009. J'ai donc commencé à écrire ce qui me venait à l'esprit...

.Bouger davantage, entreprendre un régime, allez à la piscine, (impératif)
.Passer plus de temps avec ma petite fille,
.Aller davantage vers ce qui me ressemble, vers ce que j'aime vraiment,
.Faire le tri parmi mes amis, ne garder que ceux qui comptent vraiment pour moi,
.Me "desintoxiquer" petit à petit de mes activités actuelles, faire d'autres choses,
.Ne plus me laisser submerger par mes émotions (positives comme négatives),
.Essayer d'aimer moins pour ne pas être déçue, devenir égoïste, (utopique ?)


En fait je ne sais pas ce qui fait le plus souffrir : aimer ? Où ne plus aimer. Je crois que la seconde alternative est encore plus terrifiante que la première...

Non décidément, je retire cette dernière résolution... Même si j'ai le chic pour m'enticher de personnes impossibles, où qui ne me côtoient que par intérêt, que serait ma vie sans amour et sans compassion ?

De toute façon je n'ai jamais tenu mes résolutions. Alors pourquoi en 2009 ? Comme toujours mon naturel reprendra le dessus et je reproduirais les mêmes erreurs. Tout cela est débile et vain. Et puis j'en ai marre de toutes ces pensées non constructives, de ces projets hypothétiques, de ces rêves qui ne servent à rien. Pourquoi est ce que ne m'accepterais pas comme je suis, tout simplement ? Après tout, ma vie n'est pas si mal que ça. 2008 aura été en fin de compte une année plutôt réussie. STOP ! J'arrête là.

Mais pourquoi est ce que j'éprouve toujours cet impérieux besoin d'écrire quelque part tout ce qui me passe par la tête ? Ces réflexions qui me polluent l'esprit ? Sans doute pour pouvoir les jeter dans l'immense océan de l'oubli. C'est ma manière à moi d'évacuer. Si je ne le faisais pas, elles envahiraient mon cerveau et le feraient disjoncter.

Besoin incessant d'écrire, et d'écrire encore... Habituellement c'est mon journal intime qui reçoit tous ces déchets que je jette ensuite à la poubelle. Je ne les conserve pas. Je n'ai habituellement pas d'appétence pour la divulgation d'états d'ame somme toute assez banals, une fois n'est pas coûtume...

Voilà, je vous demande pardon pour ce dérapage non contrôlé. Je crois qu'il est grand temps pour moi de vous laisser. Je vais tenter de pratiquer le "feu doux psychique", j'en ai bien besoin. Allez, je vous laisse... Et encore bonne année !

Par Myriam MOIX - Publié dans : DIVERS
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Samedi 27 décembre 2008


A méditer...
Bonne année à vous tous !
Par Myriam MOIX
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Lundi 22 décembre 2008
Il s'agit d'un spectacle créé par une jeune Française d'origine Togolaise Enam Ehe qui porte en elle notre culture bien sûr, mais aussi celle d'Afrique.

Cette pièce a été écrite en hommage aux victimes de la dictature du Togo qui a pris fin en 1967. Nous avons pu la voir en avant première ce Samedi 20 Décembre à l'école Florent et elle sera reprise au théâtre PIXEL, 18 Rue Championnet à Paris 18° du 2 Janvier au 8 Février 2009.

Je n'ai qu'un conseil a vous donner : allez y. C'est fort, violent, bouleversant. Un véritable hymne à la vie, une très belle performance des comédiens qui réussissent à nous émouvoir avec preque rien : leur corps, quelques percussions et finalement peu de mots.

L'Histoire :
Dans une lointaine contrée d'Afrique vit une population en proie aux dérives d'un état autoritaire et sanguinaire. A la tête du pays, un général autoproclamé "messager de Dieu ici bas" détient les pleins pouvoirs. Dans son sillage, une minorité dirigeante assoiffées de sang sème la terreur et décime les non partisans au régime.
Le silence est la règle d'or absolue, les armes font la loi et la liberté a un prix, celui de la vie. Noussou, un homme loyal est pris au piège d'une justice absurde dont les règles édictées par le Général fluctuent au gré de ses humeurs. Une belle femme se retrouve soudainement "l'heureuse élue" du "chef de l'état" collectionneur de pièces rares. Une foule d'opposants est froidement massacrée pour avoir enfreint la loi du silence.

C'est l'histoire d'un peuple opprimé, un peuple digne qui souffre mais qui espère un lendemain meilleur, convaincu que le bonheur existe et qu'il ne sera pas oublié par la vie. Quand le destin frappera a leur porte, ces individus tenteront de préserver les valeurs qui leur sont si chères : la justice, l'équité, la famille...

Mais la machine infernale de la vie est en route, inexorablement, éternellement, la grande rous tourne...
Par Myriam MOIX - Publié dans : THEATRE
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Samedi 29 novembre 2008


Tant de choses magnifiques qui ne tiennent pourtant qu'à un fil.
Le bonheur, l'amour, l'amitié, la vie, l'équilibre de notre planète...
Ce tableau me touche plus que les autres.
Bravo et merci Angèle.
Par Myriam MOIX - Publié dans : DESSINS
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Vendredi 14 novembre 2008
Par curiosité, nous décidons de nous rendre dans ce tout petit théâtre dont on parle beaucoup en ce moment et qui vient d'ouvrir ses portes sur un concept original. Sans trop bien savoir ce qui nous y attend, nous pénétrons dans l'avant salle... Décoration résolument, moderne, bar à l'entrée, petites tables, plutôt sympathique... Mais où est la salle de spectacle ? Y'en a t'il une au moins ?

Pour le moment il n'y a pas grand monde. Nous patientons. En cherchant les toilettes je tombe sur deux des comédiennes qui papotent... Je les questionne... La salle est prévue pour environ 80 personnes. Les troupes sont accueillies gratuitement et partagent la recette avec les organisateurs. Décidément tout ça nous intéresse...

20H15, les spectateurs affluent. Pour l'ouverture c'est gratuit jusqu'à la fin du mois de Novembre alors forcément il y a du monde. Les comédiens nous interpellent... Une étrange concierge, enceinte jusqu'aux dents nous bouscule pour pouvoir balayer le sol. De curieux randonneurs, très caricaturés, fendent la foule pour entrer dans la salle. Ils nous saluent au passage... parmi eux il y a même une bonne soeur... C'est un peu la cohue... Jacqueline, qui est clautro, commence à avoir chaud et lorgne vers la sortie. Nous entrons. La salle, de taille moyenne est très bien agencée. En quelques minutes elle est pleine a craquer, une centaine personnes s'entassent. Certains s'assoient sur des petits tabourets, d'autres sur des coussins, où directement sur les marches. C'est chaleureux, convivial, cela rappelle un peu l'Ecole Florent. Personnellement ça me plait beaucoup. Nous avons le réflexe de ne pas nous mettre au premier rang car cela promet d'être interactif et nous ne souhaitons pas nous retrouver sur la scène... Par la suite nous constatons a quel point nous avons eu raison quand un drôle de magicien vient chercher des gens dans le public pour les tourner gentiment en dérision. Les  sketches s'enchaînent, les rires fusent... Je m'amuse beaucoup, ces jeunes sont bourrés de talent. Ils sont vraiment drôles mais on sent qu'il y a du travail derrière tout ça. Ces "k barrés" portent décidément bien leur nom, ils nous surprennent agréablement. Epaules contre épaules, serrés comme des sardines nous nous gondolons de rire, Vytas rit même tellement fort que les gens se retournent sur lui... Entracte puis ça reprend de plus belle ! Trois heures de spectacle non-stop se terminent sur un joli duo de guitare sèche.

A la fin nous avons rendez-vous avec les organisateurs. Christine nous accueille très chaleureusement et nous fournit tous les renseignements nécessaires. Vytas visite la scène, les coulisses sont un peu petites mais il semble conquis. Nous viendrons probablement jouer "Paradis Perdu" ici dans quelques mois. Affaire à suivre... Ce n'est pas moi qui décide... Pour ma part, j'ai bien l'intention de revenir car de nombreux autres spectales sont à l'affiche... Décidément, j'aime cet endroit et je vous le recommande. Vous trouverez un calendrier rose sur leur blog, il suffit de cliquer dessus pour avoir la programmation.

THEATRE L'ALMENDRA
1, Rue Paul Baudouin
76000 - ROUEN
(A côté du "Bateau Ivre" pour ceux qui connaissent)

Je souhaite à Christine et Rémy (qui, soit dit en passant, joue très bien de la guitare) une belle réussite et longue vie a ce petit théâtre tout simple mais très attachant...

Par Myriam MOIX - Publié dans : THEATRE
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Dimanche 2 novembre 2008
Hier, petite virée à Paris direction le théâtre du Châtelet pour assister au spectacle "Edward aux mains d'argent". J'avais bien aimé le film de Tim Burton, mais surtout la mise en scène de Matthiew Bournes dans "Swan Lake" un remake du lac des cygnes, spectacle de danse où les cygnes étaient interprétés par des danseurs hommes. J'avais littéralement adoré. La combinaison des deux  promettait donc d'être intéressante.

Bien calés dans nos sièges au deuxième balcon, juste au dessus de la fosse d'orchestre, nous nous amusons a contempler la salle qui grouille de monde. Certains discutent, d'autres s'embrassent tendrement enlacés, des enfants chahutent... Vu d'en haut c'est assez curieux et drôle à observer...

Puis les lumières s'éteignent peu à peu et le décor se met en place. Un énorme grondement de tonnerre retentit et un vieux cimetière apparaît avec au premier plan une stèle sur laquelle le prénom "Edward" est écrit en lettres de feu....  Un homme pleure, une paire de ciseaux à la main. Le décor s'abaisse à nouveau. Une vieille dame traverse la scène, courbant l'échine, en s'appuyant sur sa canne. Elle regarde le public puis s'en va... C'est assez joli même si on ne comprend pas bien la raison de sa présence... En fait il faudra attendre la fin pour comprendre qu'il s'agit de la jeune fille aimée d'Edward... devenue vieille mais ceux qui ont vu le film savent...

Ensuite on assiste à la "fabrication" d'Edward dans l'atelier de son créateur qui pique à la machine. Il coud, assemble une jambe, puis l'autre et enfin donne vie à Edward à l'aide d'une étrange machine... Des voleurs profitent de la nuit d'Halloween pour pénétrer dans l'atelier. L'affaire tourne mal. Edward tente de protéger son "père" à l'aide des ciseaux qui lui servent de mains (il n'est pas terminé) mais en vain.

Jusque là tout va bien. C'est beau, agréable à regarder avec de jolis décors, mais je commence à me demander quand est ce qu'ils vont danser ! Car je suis venue pour ça moi, la danse !

Edward est recueilli par une famille Américaine caricaturée à la manière de Jacques Tati dans "les vacances de Mr Hulot" les différents personnages se mettent en place. Ca dansouille un peu sur des airs de swing et rock des années 50 mais ce n'est décidément pas ce que j'attendais. Edward ressemble à Johnny Deep. Avec ses ciseaux il sculpte les haies et les végétaux, tombe amoureux de la fille de la maison... Exactement comme dans le film ! Tout est très conventionnel. La scène de Noël est interminable même si je dois admettre que la chorégraphie est bien réglée. Les danseurs et les comédiens sont excellents mais j'avais espéré plus de romantisme et surtout plus d'originalité... Il y a tout de même un moment que nous avons adoré : lorsque Edward danse avec sa belle et des danseurs habillés de sculptures végétales... sur une musique lente magnifique.

Edward est tué. Retour au vieux cimetière du début. Eclair et tonnerre, la vielle dame passe a nouveau... une paire de ciseaux à la main. Dans son dos, une ombre sur le mur : celle d'Edward. Applaudissements, acclamations, saluts... Puis une fine neige tombe sur les spectateurs émerveillés, expulsée de canons placés juste devant nous au deuxième balcon quasiment sous nos yeux ce qui gâche ma magie. Nous en plaisantons d'ailleurs car ils font du bruit.

Bref, c'est beau, bien joué, bien dansé mais je reste sur ma faim. Pas vraiment déçue mais frustrée de ne pas avoir trouvé ce que j'attendais... C'est un très beau spectacle pour enfants... malheureusement nous sommes des adultes... Matthew Bournes n'a pas su s'affranchir du film de Tim Burton pour proposer quelque chose de différent. Dommage...

J'adore flâner dans les rues de Paris, ma ville natale, celle de mon enfance. Nous décidons de rentrer à Pied... Nous quittons le quartier du Châtelet ou de nombreux passants s'affairent en ce jour férié. Tiens, la restauration de la tour Saint Jacques est terminée, superbe... Nous suivons notre "guide" dans les rues étroites et les ruelles, il connait tout les raccourcis. Petit détour par Beaubourg et son bassin aux sculptures étranges... Nous nous arrêtons dans une petite boutique Orientale pour acheter quelques douceurs avant de remonter prendre un café... Edward aux mains d'argent est vite oublié mais fût prétexte à cette agréable escapade... Je ne regrette rien.

Par Myriam MOIX - Publié dans : DANSE CONTEMPORAINE
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Mardi 28 octobre 2008
Oscar Wladislas de Lubicz Milosz (poète Lituanien)

Les feuilles mortes tombent dans l'air dormant,
Vois mon coeur, ce que l'Automne a fait de ta chère île :
Comme elle est pâle !
Quelle orpheline au coeur tranquille !
Les cloches sonnent à Saint-Louis-en-l'Isle
Pour le fuschia mort de la patronne du chaland.

Tête basse deux vieux chevaux très humbles, somnolents prennent leur dernier bain.
Un gros chien noir aboie et menace de loin.
Sur le pont, il n'y a que moi et mon enfant :
Robe fanée, faibles épaules, visage blanc,
Un bouquet de fleurs dans les mains.

Ô mon enfant ! Ce temps qui vient !
Pour eux ! Pour nous ! Ô mon enfant !
Ce temps qui vient !

Voir mon précédent article du 22/02/2008 consacré à ce personnage.


Par Myriam MOIX - Publié dans : POESIE
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Lundi 20 octobre 2008
Dans ce spectacle présenté par "Animation Bray Culture" auquel nous avons assisté ce Jeudi 13 Octobre à l'Espace Jean Bauchet de Forges les Eaux, "Maurice Attias décompose l'implacable mécanique du sexe qui fait tourner dans une même ronde prédateurs et proies. Ce manège de la séduction et de l'ambition traverse toutes les couches de la société, parle de la misère sexuelle comme métaphore de la misère sociale et c'est ce qui fit de "La Ronde" un brûlot qui préfigurait la décomposition d'un monde que la grande guerre anéantirait. Cette guirlande de dix scènes qui ne parle que de "ça" se découpe en trois temps,, comme une valse Viennoise dont les flon-flon ponctuent les trois étapes de l'acte sexuel : avant, pendant, après".

Voilà en substance ce que nous promettait ce spectacle... Je n'ai aucun mal à imaginer le scandale que produisit cette pièce écrite entre 1896 et 1897 car en effet, ça ne parle que de "ça" mêlant dans une même recherche du plaisir la grande Bourgeoisie aux autres classes sociales, ce qui à cette époque était tout bonnement intolérable. Il faut savoir que toute la troupe qui avait créé "La Ronde" en 1920 soit près d'un quart de siècle plus tard, fût traînée en justice pour obscénité et trouble de l'ordre, provoquant un véritable déchaînement à Berlin. Ainsi se forgea le mythe de "La Ronde".

Je regrette pour ma part que l'interprétation soit quelque peu confuse, en effet quatre comédiens se partageaient les rôles et on avait parfois du mal à s'y retrouver... L"amant" de la scène précédente devient "le mari" un peu plus tard dans une autre scène... Il faut suivre... Difficile aussi, à moins de connaitre déjà la pièce, de comprendre qu'a la fin "la boucle est bouclée", lorsque le dernier personnage retrouve "Léocadie" qui n'est autre que la prostituée du début. J'ai beaucoup apprécié l'interprétation de Karine Preterre, que j'avais déjà eu l'occasion de découvrir dans l'Illusion comique de Corneille il y a quelques temps au théâtre des deux Rives de Rouen, les autres comédiens n'ayant pas démérité pour autant. Bravo aussi aux musiciens de l'Harmonie de Forges.



Par Myriam MOIX - Publié dans : THEATRE
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Lundi 20 octobre 2008

Ne t'arrête pas Angèle et continue de nous faire rêver
avec tes personnages oniriques tout droit sortis du monde de l'enfance...

Par Myriam MOIX - Publié dans : DESSINS
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Profil

  • : Myriam MOIX
  • : Femme
  • : Comédienne amateur Secrétaire de l'Association Les Amis de L'Abbaye de Mortemer qui organise des animations culturelles et des spectacles de plein air.
  • : Normandie Eure

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et ce n'est pas encore la nuit.
Ce n'est qu'à cette heure là que l'on peut
commencer à regarder les choses et sa vie :
c'est qu'il nous faut un peu d'obscur pour bien
voir, étant nous même composés de clair et d'obscur.


Christian Bobin

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