Je viens de retrouver un texte que j'avais écrit sur un adorable petit félin nommé Bazile qui partagea notre vie pendant pas mal de temps avant que ma fille ne l'emporte avec elle... Le voici lorsqu'il avait environ 3 mois, craquant non ?


A cette époque nous étions déjà les heureux propriétaires de deux siamois, Arthur et Prisca, dont je vous ai déjà longuement parlé dans mes précédents articles. Un jour, ma fille arriva avec dans un carton, endormi dans un gilet rose, un drôle de petit chat gris et blanc, qui après de multiples transactions dont je vous passerais les détails, ne devait passer qu'une journée où deux à la maison avant d'être confié à un organisme destiné à lui trouver une famille d'adoption. La tête très arrondie avec de grosses taches asymétriques sur le museau, l'intérieur des oreilles et les coussinets des pattes tout roses, il ressemblait à une caricature de dessin animé. Il s'éveillât, me fixa de ses yeux d'un joli vert pâle tout ronds eux aussi, baillât et se mit à ronronner tandis que nous le caressions, pas impressionné pour deux sous, comme s'il nous connaissait depuis toujours. "Tu sais Maman" me dit ma fille, "il est croisé avec un Persan". "Persan où pas, j'aimerais que tu lui trouve rapidement une famille d'accueil" me contentais je de lui répondre, mue par un curieux pressentiment et bien décidée à ne pas me laisser émouvoir. Il était hors de question que nous gardions un troisième chat à la maison. Lorsque mon mari rentra du travail, le chaton jouait tranquillement avec une balle, à l'aise comme s'il avait toujours vécu chez nous, pas du tout perturbé par la présence d'Arthur qui l'observait avec intérêt, ni même par celle de Prisca, hostile, qui le pelage gonflé crachait et soufflait, tentant vainement d'intimider cet intrus qui l'ignorait superbement. Maurice le trouva tout de suite attendrissant. Certes il l'était... Toutefois je comptais bien sur son appui pour ne pas céder à la pression de ma fille qui avait de toute évidence une idée en tête. Les jours passaient sans que personne ne semble vraiment décidé à contacter l'organisme d'adoption, et lorsque enfin, excédée, je me décidai à aborder le sujet, je ne fus pas très surprise d'entendre mon mari et ma fille m'exprimer leur désir de garder le chaton auquel ils avaient d'ailleurs déjà trouvé un nom : Bazile. J'étais furieuse mais que faire ? Ma fille promit que ce chat serait le sien et que je n'aurais pas a m'en occuper, ce qui fût le cas en effet, du moins au début car par la suite ce petit clown sût très bien s'attirer les bonnes grâces de toute la maisonnée y compris les miennes. Voilà de quelle manière nous nous sommes retrouvés avec un trio de charmants félins. Fort heureusement ces animaux étant très sociables, il n'y eut jamais de réel conflit. Prisca et Bazile jouaient beaucoup ensembles sous le regard complice d'Arthur.


Par la suite, Bazile voulut s'affirmer en tant que mâle, déclarant la guerre à Arthur notamment au moment des repas. Il prit quelques coups de patte et comprit vite qu'il ne faisait pas le poids, ce qui ne l'empêchait pas de récidiver régulièrement, espérant sans doute que les années passant, le Patriarche finirait par faiblir, mais malgré ses 11 ans bien sonnés, celui-ci n'avait rien perdu de sa vivacité et son coup de patte était toujours aussi redoutable. Bazile était un comédien, vif comme l'éclair. Il savait fort bien captiver l'attention par des attitudes ou des postures amusantes. Les invités de passage étaient généralement conquis par sa frimousse espiègle et ses pitreries. Très câlin à ses heures, il se transformait en "chamallow" ronronnant qui se blotissait avec délice sur vos genoux.


Il vécut ainsi près de six années avec nous, puis ma fille le prit avec elle dans son nouvel appartement lorsqu'elle quittat la maison. Au début il nous a bien manqué, lui aussi d'ailleurs s'ennuyait de ses deux autres compagnons. L'année suivante, ma fille déménagea pour s'installer en Normandie dans un pavillon avec jardin. Elle adopta rien que pour lui une jolie compagne, une chatte blanche très douce qui répond au doux nom de "Dounette". C'est auprès d'elle qu'il termina sa vie l'année dernière, juste avant Noël, à l'âge de quinze ans...

Une des toutes dernières photo du trio réuni pour une petite sieste
Admirez le position parfaitement identique de chacun d'eux
Belle harmonie ma foi
...

Retour à l'accueil