J’ai toujours eu la passion des pierres. Enfant déjà, je ramassais des cailloux que je collectionnais. J’aimais leur texture, douce où rugueuse, leur forme, arrondie ovale, où tranchante, et surtout leurs couleurs infinies qui changeaient de tonalité au gré de la lumière selon qu’ils étaient secs où mouillés. Là ou beaucoup ne voyaient que minéral inerte et froid, moi je percevais déjà de véritables trésors. Par la suite je me suis intéressée aux fossiles et aux gemmes précieux, mais il m’arrive encore parfois, lorsque je me promène, de me baisser pour ramasser une simple pierre qui attire mon regard. Je la touche, je la caresse comme pour puiser son énergie puis je la remets sur le chemin. C’est là qu’est sa vie. D’autres humains, comme moi, doivent pouvoir la toucher à leur tour, et dans quelques centaines d’années… qui sait… peut être qu’elle leur parlera de moi ?

 

 

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Les ruines de château Gaillard aux Andelys dans l'Eure

Pour les mêmes raisons sans doute, je suis irrésistiblement attirée par les monuments et vestiges du passé. A travers les ruines des vieux châteaux, des anciens monastères où des Abbayes, les pierres me parlent. J’adore m’y promener, les mains dans le dos, le nez au vent, et de préférence seule, sans l’intervention d’un guide où d’un groupe de touristes qui parasiterait mes pensées. A elles seules elles me racontent la vie des hommes. Leurs ambitions démesurées et pathétiquement vaines au regard de la mort qui nous attend tous, mais aussi leur foi, leurs espérances, leur culture. Elles restent bien souvent le seul lien suffisamment solide pour résister au temps et porter jusqu’à nous le témoignage de leur passage sur terre. Je pense en particulier aux énigmatiques mégalithes que l’on retrouve un peu partout dans les pays Celtes et en Bretagne et dont on ne connaît toujours pas la signification exacte.

 

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La butte de César

 Les dolmens sont sans aucun doute des tombes puisqu’on les retrouve dans les cairns, ces amas de pierre plates qui forment des tumulus et sont parfois recouverts de terre comme la butte de César dans le Morbihan. Leur datation est estimée du Vème au IIIème millénaire avant J.C !

 

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Le dolmen du Grah-niol à Arzon

 Les menhirs étaient ils des idoles ? Des accumulateurs d’énergies telluriques ? Lorsqu’ils étaient disposés en cromlec’h, servaient ils d’observatoire solaire où astronomique ? Ils conservent leur mystère et je suis toujours aussi émue lorsqu’au détour d’un chemin, je découvre cet héritage légué par nos lointains ancêtres…

 

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L'allée couverte de la pointe de Bilgroix


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Un petit cromlec'h à Arzon

 

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Cairn de la pointe de Bilgroix

 


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